Une voiture de la police explose à Jérusalem Est, pas de blessé
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Une voiture de la police explose à Jérusalem Est, pas de blessé

Le véhicule a pris feu ; les policiers ont pu en être évacués ; la police cherche les auteurs

Une voiture de la police des frontières en feu après que des Palestiniens ait lancé un cocktail Molotov sur le véhicule, à Jérusalem, le mercredi 26 août 2015. Illustration. (Crédit : capture d'écran)
Une voiture de la police des frontières en feu après que des Palestiniens ait lancé un cocktail Molotov sur le véhicule, à Jérusalem, le mercredi 26 août 2015. Illustration. (Crédit : capture d'écran)

Des Palestiniens ont fait exploser un véhicule de la police israélienne dans le quartier de Silwan, à Jérusalem Est, dimanche soir. Des dégâts ont été causés, mais il n’y a eu aucun blessé, a annoncé la police.

Le personnel de sécurité a été évacué du véhicule, qui a pris feu, selon le communiqué de la police.

Il n’y a pas de blessé.

La police menait une recherche dans la zone, qui jouxte la Vieille Ville, pour retrouver les auteurs, selon un communiqué.

L’incident a eu lieu après l’apaisement de plusieurs semaines de tension liées aux nouvelles mesures de sécurité sur le mont du Temple.

Israël avait mis en place ces nouvelles mesures sur le lieu saint après un attentat terroriste le 14 juillet qui avait vu trois Arabes israéliens abattre deux policiers en utilisant des armes qu’ils avaient fait entrer sur le site.

Les responsables du Waqf dirigent la prière aux abords du mont du Temple le 16 juillet 2017. Les responsables de l'instance religieuses ont demandé aux fidèles de ne pas pénétrer sur le site via les détecteurs de métaux placés par Israël pour des raisons sécuritaires après un attentat terroriste survenu le 14 juillet. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
Les responsables du Waqf dirigent la prière aux abords du mont du Temple le 16 juillet 2017. Les responsables de l’instance religieuses ont demandé aux fidèles de ne pas pénétrer sur le site via les détecteurs de métaux placés par Israël pour des raisons sécuritaires après un attentat terroriste survenu le 14 juillet. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Les fidèles musulmans avaient refusé d’entrer sur le mont du Temple tant que les installations de sécurité (notamment des détecteurs de métaux) placées aux entrées du site n’étaient pas enlevées, et des manifestations quasi-quotidiennes organisées en Cisjordanie et à Jérusalem Est étaient parfois devenues violentes. Cinq Palestiniens ont été tués.

Une semaine après l’attentat du mont du Temple, un terroriste palestinien était entré dans une maison d’une implantation juive de Cisjordanie et poignardé à mort trois membres d’une même famille qui se préparaient à fêter la naissance d’un nouveau petit-fils après le dîner de Shabbat. Dans un post publié sur Facebook quelques heures auparavant, le terroriste avait cité les évènements entourant le mont du Temple comme facteur principal de ses actes.

La crise a été contenue il y a deux semaines, quand les autorités israéliennes sont revenues sur les nouvelles mesures de sécurité après de fortes pressions de la Jordanie, le gardien du mont du Temple, et des Palestiniens.

Le site est révéré par les Juifs, car il accueillait les deux Temples bibliques qui ont été détruits, et est le lieu le plus saint du judaïsme. Appelé Haram al-Sharif (Noble Sanctuaire) par les musulmans, il est le troisième lieu saint de l’islam et abrite le Dôme du Rocher et la mosquée Al-Aqsa.

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