USA : des chrétiens sionistes pour la loi contre l’antisémitisme sur les campus
Rechercher

USA : des chrétiens sionistes pour la loi contre l’antisémitisme sur les campus

Une motion du CUFI propose d'utiliser la définition de l'IHRA dans la Loi sur les droits civils ; pour certains, cela entraverait la liberté d'expression et la critique d'Israël

A titre d'illustration : Capture d'écran d'un homme tenant une croix gammée lors d'un événement marquant le Yom HaAtsmaout, Jour de l'indépendance d'Israël, à l'Université du Wisconsin-Milwaukee. (Twitter)
A titre d'illustration : Capture d'écran d'un homme tenant une croix gammée lors d'un événement marquant le Yom HaAtsmaout, Jour de l'indépendance d'Israël, à l'Université du Wisconsin-Milwaukee. (Twitter)

WASHINGTON (JTA) – L’organisation Chrétiens unis pour Israël [Christians United for Israel (CUFI)] vient d’achever un sommet de trois jours à Washington avec ses 5 000 militants ayant fait pression mardi en faveur d’un projet de loi bipartisan qui faciliterait l’action du gouvernement américain contre l’antisémitisme sur les campus universitaires.

La Loi sur la sensibilisation à l’antisémitisme ajoute une définition controversée de l’antisémitisme aux protections prévues au Chapitre VI de la Loi sur les droits civils, qui interdit la discrimination dans le système éducatif.

Cette mesure codifie la définition de l’antisémitisme avancée en 2016 par l’International Holocaust Remembrance Alliance. La définition inclut certaines attaques contre Israël, dont le fait d’appliquer à l’État hébreu des normes différentes de celles des autres États, et de nier le droit des Juifs à l’autodétermination.

Les détracteurs d’Israël et les défenseurs de la liberté d’expression affirment que la codification de la définition entraverait la liberté d’expression.

Certaines administrations ont hésité à étendre le Chapitre VI à l’antisémitisme en raison de la difficulté à distinguer la discrimination fondée sur la religion, encore protégée dans certains cas par la législation américaine, de celle fondée sur la race ou l’appartenance ethnique. Le gouvernement pourrait priver de fonds fédéraux les institutions considérées comme violant le Chapitre VI.

Le vice-président américain Mike Pence prend la parole lors du sommet annuel des Chrétiens unis pour Israël, le lundi 8 juillet 2019, à Washington. (AP Photo/Patrick Semansky)

Le sommet du CUFI a attiré des hauts fonctionnaires de l’administration Trump, dont le secrétaire d’État, Mike Pompeo, le conseiller à la sécurité nationale, John Bolton et le vice-président Mike Pence, un éventail inhabituellement large pour une conférence pro-Israël.

Mardi matin, avant de se rendre au Capitole pour faire du lobbying, les militants ont entendu un certain nombre de sénateurs républicains, dont le sénateur Tim Scott de Caroline du Sud, un initiateur de la mesure contre l’antisémitisme aux côtés de Robert Casey, élu de Pennsylvanie.

Aucun démocrate n’a pris la parole lors de la conférence.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...