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USA : La présentatrice qui nie les viols du Hamas licenciée par le site The Hill

Briahna Joy Gray a clairement laissé transparaître son exaspération lorsque la sœur d'une otage lui a dit de "croire les femmes"victimes de ces abus sexuels ; elle a estimé que son licenciement entrait dans le cadre d'une politique de "silenciation" de la part de la chaîne

Briahna Joy Gray lève les yeux au ciel lorsque Yarden Gonen, sœur de l'otage Romy Gonen, lui a dit de « croire les femmes », dans une interview le 5 juin 2024. (Capture d'écran de The Hill : utilisée conformément à l'article 27a de la loi sur les droits d'auteur)
Briahna Joy Gray lève les yeux au ciel lorsque Yarden Gonen, sœur de l'otage Romy Gonen, lui a dit de « croire les femmes », dans une interview le 5 juin 2024. (Capture d'écran de The Hill : utilisée conformément à l'article 27a de la loi sur les droits d'auteur)

La présentatrice d’extrême gauche Briahna Joy Gray, qui a, à maintes reprises, mis en doute les violences sexuelles subies par des femmes israéliennes lors de l’assaut barbare du Hamas du 7 octobre, a annoncé son licenciement de The Hill, un site politique américain, dont elle co-animait le talk-show matinal « Rising ».

Mercredi, des images de Gray avaient fait le tour de la Toile. Dans la séquence, la journaliste laissait clairement transpercer son exaspération, levant les yeux vers le ciel et coupant brutalement la parole à son invitée, Yarden Gonen, la sœur de l’otage Romi Gonen, qui lui demandait d’écouter la parole des femmes israéliennes.

« J’espère que maintenant vous croirez les femmes qui disent avoir été agressées », venait de lui dire Gonen – Gray levant ostensiblement les yeux au ciel en soupirant.

Interrompant la sœur de de l’otage qui tentait de continuer à s’exprimer, Gray lui avait alors répondu sèchement : « D’accord, merci d’avoir été avec nous. Restez avec nous ».

Dans la séquence de l’interview, une séquence qui a été très partagée sur les réseaux sociaux, Gray tente d’amener Gonen à parler des aspects politiques d’un possible accord sur les otages et sur un éventuel cessez-le-feu – s’opposant au refus de son invitée, réticente à l’idée de s’exprimer sur un tel sujet.

« Je vois que vous voulez me faire parler de politique, mais ce n’est pas mon métier. Je dis seulement qu’il y a un accord israélien sur la table et que nous attendons que le Hamas l’accepte », explique Gonen. Gay rétorque : « Malheureusement, cela ne semble pas être le cas, j’aimerais que ce soit le cas. »

Suite à son licenciement, Gray a dénoncé une décision « politique » et elle a déclaré que The Hill, selon elle, cherchait « à faire taire certaines voix, particulièrement celles qui se montrent critiques envers l’État d’Israël ».

Israël attend la réponse officielle du Hamas suite à son projet d’accord – un projet qui a été présenté par le président américain Joe Biden la semaine`passée – alors même que les autorités du groupe terroriste ont répété qu’aucun accord ne serait envisageable s’il ne prévoyait pas la fin définitive de la guerre, une perspective qu’Israël refuse.

Alors que Gonen mettait en garde, dans son interview avec The Hill, contre de nouvelles attaques si l’État juif ne résistait pas au terrorisme, Gray a affirmé que les attentats du 11 septembre avaient eu lieu en raison du soutien apporté par les Américains à Israël.

« Si le monde ne nous aide pas, il y aura un nouveau 11 septembre aux États-Unis. Il y a déjà, dans le Michigan, des rassemblements hostiles et des gens qui entonnent le slogan ‘Mort à l’Amérique’ », a déclaré Gonen.

Les slogans « Mort à l’Amérique » ont en effet été entendus lors d’un rassemblement pour la Journée Qods, dans le Michigan, en avril dernier.

Gray a répondu qu’il fallait « rejeter » l’idée d’une quelconque menace terroriste dans le Michigan et que « la raison » du 11 septembre, « c’était le soutien apporté par l’Amérique à l’occupation de la Palestine par Israël ».

Sur X, Gray avait écrit que son licenciement n’était plus « qu’une question de temps », évoquant le renvoi de la journaliste juive de gauche Katie Halper, licenciée de la matinale, en 2022, après avoir traité Israël d’État d’apartheid.

Attachée de presse du sénateur progressiste américain Bernie Sanders lors de la campagne présidentielle de 2020, elle a mis à profit son influence sur les réseaux sociaux X pour nier les atrocités du 7 octobre et pour relativiser les récits des rescapés témoins de violences sexuelles.

Progressiste autoproclamée, Gray estime que la réticence de certaines victimes de viol à se manifester prouve qu’elles n’ont pas vraiment été agressées – se gardant bien, par ailleurs, de préciser que la majorité des victimes avaient été tuées le jour de l’attaque, comme l’indique le rapport d’une association.

En mars dernier, l’ex-otage Amit Soussana avait, la première, admis avoir été agressée sexuellement lors de sa captivité.

Ce mois-ci, les Nations unies ont publié un rapport indiquant que des viols – dans certains cas collectifs – avaient manifestement eu lieu le jour de l’attaque terroriste du Hamas, le 7 octobre, ajoutant qu’il existait des preuves « évidentes et convaincantes » de viol sur les otages lors de leur détention à Gaza et un risque avéré pour les otages encore aux mains du Hamas.

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