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Washington appelle l’Egypte à libérer le chercheur Patrick Zaki

Le chercheur a été arrêté pour "terrorisme" après avoir publié un article portant sur les violations des droits des Coptes, la plus importante minorité chrétienne du Moyen-Orient

Le chercheur égyptien Patrick Zaki arrive au tribunal de Mansoura le 21 juin 2022. (Crédit : Mohamed EL-RAAI / AFP)
Le chercheur égyptien Patrick Zaki arrive au tribunal de Mansoura le 21 juin 2022. (Crédit : Mohamed EL-RAAI / AFP)

Les Etats-Unis ont appelé mercredi l’Egypte à libérer le chercheur égyptien Patrick Zaki, condamné la veille à trois ans de prison pour « propagation de fausses informations ».

M. Zaki a été arrêté en 2020 pour « terrorisme » après avoir publié en 2019 un article portant sur les violations des droits des Coptes, la plus importante minorité chrétienne du Moyen-Orient à laquelle appartiennent 10 à 15 % des 105 millions d’Egyptiens.

Mercredi, le département d’Etat américain s’est dit « préoccupé par la condamnation à trois ans de prison du défenseur des droits humains égyptien Patrick Zaki », demandant « sa libération immédiate, ainsi que celle des autres prisonniers détenus abitrairement », dans un message publié sur Twitter.

Âgé de 32 ans, le spécialiste des questions du genre a passé 22 mois en détention avant la tenue de son procès qui a eu lieu mardi devant un tribunal d’exception, dont les jugements ne peuvent faire l’objet d’appels.

Sa condamnation a suscité une vague de condamnations internationales, notamment de l’Italie où M. Zaki étudiait avant d’être arrêté lors d’un voyage au Caire.

La Première ministre italienne Giorgia Meloni a ainsi rappelé l' »engagement pour une résolution positive de l’affaire de Patrick Zaki (qui) n’a jamais cessé ». « Nous gardons confiance », a-t-elle dit mardi dans un communiqué, alors que le Sénat a voté pour lui accorder la nationalité italienne.

DOSSIER – Une peinture murale représente Patrick George Zaki, défenseur des droits de l’homme égyptien détenu et étudiant à l’Université de Bologne en Italie, étreint par le chercheur italien Giulio Regeni, assassiné au Caire en 2016, sur un mur à Rome, le 29 février 2016. (Crédit : AP/Gregorio Borgia, dossier)

Plus de 40 ONG égyptiennes et internationales, dont Amnesty International et Human Rights Watch, ont dénoncé « un procès entaché de violations des droits de la défense ». Certaines ont affirmé que M. Zaki avait été frappé et électrocuté lors de sa détention.

Pour marquer leur désaccord, trois militants de premier plan ont décidé de quitter le « dialogue national » lancé début mai par le gouvernement pour discuter de sujets sensibles à moins d’un an de l’élection présidentielle.

Depuis son arrivée au pouvoir en 2014, le président Abdel Fattah al-Sissi a jeté plusieurs dizaines de milliers d’opposants en prison, selon les ONG, qui dénoncent entre autres une impitoyable répression contre les universitaires.

L’Egypte occupe les derniers rangs du classement des libertés universitaires dans le monde établi par l’Academic Freedom index, aux côtés de l’Arabie saoudite et de la Chine.

Le Caire, de son côté, promeut sa nouvelle « stratégie des droits humains ».

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