Washington défend auprès d’Israël « l’égalité » de droits pour les Palestiniens
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Washington défend auprès d’Israël « l’égalité » de droits pour les Palestiniens

Dans une conversation téléphonique avec Gabi Ashkenazi, le chef de la diplomatie américaine Antony Blinken demande des droits égaux entre Israéliens et Palestiniens

Le secrétaire d'État Antony Blinken s'exprime sur la politique étrangère au département d'Etat à Washington, le 3 mars 2021. (Crédit : Andrew Caballero-Reynolds/Pool via AP)
Le secrétaire d'État Antony Blinken s'exprime sur la politique étrangère au département d'Etat à Washington, le 3 mars 2021. (Crédit : Andrew Caballero-Reynolds/Pool via AP)

Le chef de la diplomatie américaine Antony Blinken a défendu vendredi auprès de son homologue israélien la nécessité d’octroyer aux Palestiniens des droits « égaux » à ceux des Israéliens, selon un compte-rendu du département d’Etat américain.

« Le secrétaire d’Etat a souligné la conviction de ce gouvernement que les Israéliens et les Palestiniens doivent jouir d’un degré égal de liberté, sécurité, prospérité et démocratie », a rapporté son porte-parole Ned Price après une conversation téléphonique entre Antony Blinken et Gabi Ashkenazi.

Les deux hommes ont notamment évoqué « l’assistance humanitaire aux Palestiniens », alors que le gouvernement de Joe Biden a repris l’aide stoppée par l’ex-président américain Donald Trump.

« Le secrétaire d’Etat a réitéré le soutien résolu des Etats-Unis à Israël et à sa sécurité », a ajouté le porte-parole américain.

Après quatre ans de politique américaine favorable à l’Etat hébreu sous la présidence Trump, avec la reconnaissance de Jérusalem comme capitale d’Israël qui avait provoqué une rupture du dialogue entre Washington et les Palestiniens, l’administration Biden renoue en partie avec une diplomatie plus conforme au consensus international.

Si elle a décidé de ne pas revenir sur la décision concernant la capitale, elle plaide à nouveau ouvertement pour une « solution à deux Etats », israélien et palestinien, largement abandonnée par l’ex-gouvernement républicain.

Le gouvernement Biden considère que la Cisjordanie est un territoire « occupé » et que l’activité liée aux implantations israéliennes « exacerbe les tensions » et « va à l’encontre des efforts pour promouvoir une solution négociée à deux Etats », a dit jeudi Ned Price.

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