Yaalon, défendant Gantz, appelle à l’unité contre Netanyahu
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Yaalon, défendant Gantz, appelle à l’unité contre Netanyahu

L'ex-ministre de la Défense a déclaré que les partis devaient s'unir pour vaincre le Premier ministre, rejetant les attaques de Gallant contre le chef de Hossen LeYisrael

L'ancien ministre israélien de la Défense Moshe Yaalon prend la parole à Haïfa le 29 décembre 2018. (Meir Vaknin/FLASH90)
L'ancien ministre israélien de la Défense Moshe Yaalon prend la parole à Haïfa le 29 décembre 2018. (Meir Vaknin/FLASH90)

L’ancien ministre de la Défense et chef du nouveau parti Telem, Moshe Yaalon, a juré samedi de s’unir avec au moins une autre formation pour vaincre la coalition au pouvoir avec à sa tête le Likud, avant de défendre le chef de Hossen LeYisrael, Benny Gantz, qui a fait face à une série d’attaques de la part des ministres du parti de Netanyahu.

« Mon objectif est de créer un bloc qui remplacera le gouvernement et ramènera l’Etat d’Israël sur la bonne voie », a dit Yaalon au public lors d’un événement culturel organisé à Tel Aviv. « Je vais laisser mon ego de côté », a-t-il promis.

« Je pense que plus de deux partis devraient s’unir et s’en tenir aux priorités, à ce qui est vraiment important. Je pense que la menace intérieure est le plus important problème aujourd’hui en ce qui concerne l’avenir de l’Etat », a ajouté Yaalon avant de souligner qu’il ne rejoindrait jamais une coalition dirigée par le Premier ministre Benjamin Netanyahu, a fait savoir Hadashot.

Yaalon a été interrogé sur la possibilité d’une union avec la formation politique de Gantz en amont des élections du mois d’avril, a noté le site Ynet.

L’ancien chef d’état-major Benny Gantz lors de la cérémonie de fin de mandat du chef de la police Roni Alsheich, à Beit Shemesh, le 29 novembre 2018. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

« Tout le monde n’est pas à 100 % d’accord sur tout mais nous pouvons trouver un ordre des priorités et un langage communs. Ce n’est pas une affaire de gauche ou de droite », a répondu Yaalon.

« Je suis le candidat le plus expérimenté, mais que ce soit en numéro un ou pour aider à un poste de numéro deux, j’ai le désir brûlant d’aider l’Etat et je ferai ce qui est nécessaire », a-t-il poursuivi.

Interrogé sur les attaques contre Gantz, qui a était chef de l’armée alors que lui-même était ministre de la Défense, Yaalon a soutenu le leader de Hossen LeYisrael.

« Ce sont des mensonges qui sont répandus, de pures calomnies. Il ne s’est pas effondré pendant la guerre de Gaza en 2014 et son épouse ne travaille pas à l’observatoire Machsom », s’est-il exclamé, se référant à une rumeur maintes fois démentie sur la femme de Gantz et le groupe de gauche qui lutte contre le contrôle israélien en Cisjordanie et se penche sur le comportement des forces de sécurité israéliennes aux check-points et aux barrages routiers.

Yaalon a été directement interrogé sur la déclaration faite la semaine dernière par le ministre Yoav Gallant, qui a quitté le parti Koulanou pour le Likud, et qui avait affirmé que Gantz avait gardé le silence depuis le lancement de son parti parce qu’il « n’a rien à dire ».

« Je pense qu’il sait pourquoi il reste silencieux. Je le sais aussi et des milliers d’officiers qui ont servi sous son commandement également », avait déclaré Yoav Gallant lors d’un événement culturel à Ness Ziona. « Quand on a rien à dire, on se tait. »

Gantz avait été choisi comme chef d’Etat-major en 2011 après que la candidature de Gallant a été rejetée, lorsque des questions avaient été soulevées concernant des terrains publics qu’il s’était approprié pour la construction de sa maison dans le village rural d’Amikam.

« J’ai formé de nombreux officiers dans l’armée israélienne. Certains d’entre eux sont restés sur le chemin de l’intégrité, d’autres non », a dit Yaalon en réponse.

Gantz a dû affronter une série d’attaques du Likud et des politiciens de HaYamin HaHadash depuis qu’il a fondé sa formation, le mois dernier. Il a été accusé d’être un « gauchiste » et son bilan militaire a été remis en question, particulièrement en lien avec la guerre de 2014 contre le Hamas à Gaza.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu (à gauche) avec le chef d’Etat-major d’alors, Benny Gantz (au centre) et le ministre de la Défense de l’époque Moshe Yaalon (à droite) dans le sud d’Israël, pendant la guerre contre le Hamas, le 21 juillet 2014. (Crédit : Kobi Gideon/GPO/Flash90)

Yaalon, ancien ministre belliqueux du Likud entré en politique après avoir été chef d’Etat-major de l’armée israélienne, a officiellement fondé son nouveau parti politique au début du mois après avoir promis pendant longtemps de défier Netanyahu. Il avait été démis de son poste de ministre de la Défense en 2016 par le Premier ministre et avait été remplacé par Avigdor Liberman.

Yaalon avait quitté le parti au pouvoir et la Knesset peu après. Il est depuis un fervent critique de Netanyahu et il avait fait savoir qu’il reviendrait en politique pour se présenter contre lui.

Il avait dans le passé évoqué les difficultés économiques et sociales – notamment le racisme et le sexisme – comme étant des problèmes qu’il tenterait de régler en priorité s’il devait avoir un poste à responsabilité.

Même si des sondages récents ont indiqué que Yaalon échouerait à obtenir le nombre de vote minimum nécessaire pour entrer à la Knesset, des informations ont laissé entendre qu’il était en pourparlers avec Gantz pour former une alliance électorale, ce dernier obtenant de bons résultats dans les enquêtes d’opinion.

Gantz est resté largement silencieux sur ses points de vue politiques et il n’a pas fait savoir s’il rejoindrait ou non un gouvernement dirigé par Netanyahu.

Un sondage réalisé récemment pour la Dixième chaîne a révélé qu’en cas d’opposition Netanyahu-Gantz, 41 % des votants choisiraient Netanyahu et 38 % Gantz comme Premier ministre, et  22 % des personnes interrogées qui n’ont pas pu se prononcer.

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