Yisrael Beytenu dépose la loi qui pourrait forcer Netanyahu à démissionner
Rechercher

Yisrael Beytenu dépose la loi qui pourrait forcer Netanyahu à démissionner

Lors de la prestation de serment des élus de la Knesset, le président Reuven Rivlin a imploré les responsables politiques de trouver un compromis

Le dirigeant du parti Yisrael Beytenu Avidgor Liberman s'exprime au siège de son parti à Modiin, le soir des élections, le 2 mars 2020. (Crédit : Sraya Diamant/ Flash90)
Le dirigeant du parti Yisrael Beytenu Avidgor Liberman s'exprime au siège de son parti à Modiin, le soir des élections, le 2 mars 2020. (Crédit : Sraya Diamant/ Flash90)

Alors que les membres de la Knesset sont encore en train de prêter serment, le député Oded Forer d’Yisrael Beytenu a déposé un texte de loi qui imposerait au chef d’un gouvernement de transition à démissionner, s’il était inculpé. Le texte pourrait forcer le Premier ministre Netanyahu à quitter son poste.

Après qu’Edelstein, Netanyahu et Gantz ont prêté serment, les élus ont été accompagnés dans l’assemblée de la Knesset par groupes de trois pour la prestation de serment.

Les élus prêtent serment par ordre alphabétique.

Le président Reuven Rivlin a ouvert la 23e Knesset avec un discours aux trois seuls élus présents – le Premier ministre Netanyahu, le président de Kakhol lavan Benny Gantz et le président de la Knesset Yuli Edelstein.

Une photo composite montrant le Premier ministre Benjamin Netanyahu, à gauche, et le chef du parti Kakhol lavan, Benny Gantz, à droite, s’exprimant séparément lors d’une conférence de presse à Jérusalem, le 8 décembre 2019. (Crédit : Yonatan Sindel / Hadas Parush / Flash90)

Après trois élections consécutives, Rivlin a souligné que les Israéliens sont « fatigués » de la politique.

« Nous attendons avec impatience le quotidien, la routine, quand nous reviendrons tous à ce que nous avons en commun, notre destin partagé qui s’exprime si clairement dans la crise actuelle », a-t-il dit, en référence à l’épidémie de coronavirus.

Un travailleur désinfecte la Knesset le 15 mars 2020. (Crédit : Adine Wolman / Bureau du porte-parole de la Knesset)

Le président a imploré les responsables politiques de trouver un compromis.

« La politique est loin d’être parfaite. Mais la politique est l’art du possible. Souvent, la politique nécessite l’art du compromis… Au cœur de la démocratie se trouve l’idée que la volonté du peuple elle-même crée souvent le besoin de compromis, de faire des concessions douloureuses et profondes », a-t-il rappelé.

Et de poursuivre : « La crise politique actuelle est réelle, très profonde et nous coupe en deux. Et pourtant nous n’avons pas d’autre choix, parce que nous n’avons pas d’autre peuple et pas d’autre pays. En démocratie, on peut peut-être remplacer le chef, mais on ne peut pas remplacer le peuple. Pas une partie, pas une moitié ni l’autre moitié. Nous sommes destinés à vivre ensemble ».

Il a fait part de ses vœux aux responsables politiques. « Donnez à ce peuple un gouvernement », a-t-il imploré.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...