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Yom Yeroushalayim: la violation d’Al-Aqsa « fera exploser la région » – Nasrallah

Le chef du Hezbollah a prévenu que les groupes palestiniens se sont engagés à coordonner une "réponse brutale" si la Marche du drapeau est maintenue

Des partisans du Hezbollah agitent des drapeaux devant une affiche montrant le Le Dôme du Rocher et la mosquée Al Aqsa peints sur un mur frontalier construit par Israël, alors qu'ils marquent le vingt-deuxième anniversaire du retrait israélien du Sud-Liban le 25 mai 2000, dans le village de Kfar Kila, au Sud-Liban, mercredi 25 mai 2022. (Crédit: AP Photo/Mohammed Zaatari)
Des partisans du Hezbollah agitent des drapeaux devant une affiche montrant le Le Dôme du Rocher et la mosquée Al Aqsa peints sur un mur frontalier construit par Israël, alors qu'ils marquent le vingt-deuxième anniversaire du retrait israélien du Sud-Liban le 25 mai 2000, dans le village de Kfar Kila, au Sud-Liban, mercredi 25 mai 2022. (Crédit: AP Photo/Mohammed Zaatari)

Le chef du groupe terroriste Hezbollah, Hassan Nasrallah, a averti mercredi que si Israël « viole » les mosquées du Mont du Temple à Jérusalem, cela provoquera « une explosion dans la région ». Ses menaces s’ajoutent à celles déjà proférées par les groupes terroristes palestiniens en lien avec la Marche du Drapeau à l’occasion de Yom Yeroushalayim.

La Marche des Drapeaux attire généralement des milliers de religieux nationalistes israéliens qui traversent le quartier musulman de la Vieille Ville pour rejoindre le Mur occidental afin de marquer l’anniversaire de l’unification de la ville en 1967. Cette année, l’événement aura lieu dimanche.

Dans un discours prononcé à l’occasion de l’anniversaire du retrait israélien du 25 mai 2000 de sa zone de sécurité dans le sud du Liban, Nasrallah a mis en garde contre toute provocation dans les jours à venir.

« Je veux dire au gouvernement de l’ennemi… et à ceux qui sont concernés par la situation régionale que toute violation de la mosquée Al-Aqsa et du Dôme du Rocher fera exploser la région », a déclaré Nasrallah. « toute violation provoquera tous les peuples arabes et islamiques et toute personne libre ».

Le Dôme du Rocher et la mosquée Al-Aqsa adjacente se trouvent sur le Mont du Temple, lieu le plus sacré du judaïsme. La mosquée Al-Aqsa est le troisième lieu le plus sacré de l’islam.

« Ils doivent savoir que toute tentative d’agression contre la mosquée Al-Aqsa et les lieux saints islamiques et chrétiens de Jérusalem peut conduire – non, conduira – à une explosion dans la région », a-t-il déclaré.

Des combattants du Hezbollah lèvent la main alors que leur chef, le cheikh Hassan Nasrallah, s’exprime par liaison vidéo lors d’un rassemblement dans la banlieue sud de Beyrouth, au Liban, le 29 avril 2022. (Crédit: Hassan Ammar/AP)

« Les factions de la résistance palestinienne dans son ensemble, ont décidé d’une réponse claire et brutale si cela se produit : il y aura une réponse forte et sans précédent », a déclaré Nasrallah. « Si cela se produit, la résistance s’est engagée à répondre. Cela pourrait conduire à une grande explosion à l’intérieur de la Palestine. »

Les groupes terroristes palestiniens de la bande de Gaza ont également mis en garde Israël contre la Marche.

Al-Mayadeen, un réseau libanais proche des groupes terroristes du Hamas et du Hezbollah, a fait savoir mercredi que les organisations n’excluaient pas une « riposte » depuis Gaza s’il devait y avoir des « provocations » durant la marche des drapeaux de dimanche.

« La riposte à d’éventuelles provocations viendra de toutes parts, y compris de Gaza », auraient indiqué les groupes terroristes aux médiateurs égyptiens et internationaux, selon Al-Mayadeen.

« La résistance a informé les médiateurs qu’elle ne permettra aucun acte de violence des colons à Jérusalem », a indiqué l’agence.

Dans une déclaration concernant les lourds préparatifs sécuritaires de la marche, la police israélienne a souligné que les participants à la marche ne seront pas autorisés à monter sur le Mont du Temple.

La police israélienne patrouille pendant une marche du drapeau reportée, le 15 juin 2021. (Crédit: Olivier Fitoussi/Flash90)

Les responsables craignent une répétition de la violence entourant la Marche annuelle du drapeau de Yom Yeroushalayim.

Les tirs de roquettes en provenance de la bande de Gaza constituent l’une des préoccupations majeures, a rapporté le radiodiffuseur public Kan, citant les plans de la police qui prévoient l’évacuation rapide des milliers de participants en cas d’attaque. L’année dernière, le groupe terroriste Hamas avait procédé à des tirs de barrage à la roquette pendant le défilé sur Jérusalem, ce qui avait entraîné son interruption et sa reprogrammation, un mois plus tard.

L’armée israélienne a renforcé ses systèmes de défense antiaériens en précaution, a noté la chaîne Kan.

Mercredi, l’ambassade des États-Unis à Jérusalem a émis un avertissement, interdisant à ses employés d’entrer dans la Vieille Ville durant toute la journée de dimanche.

L’ambassade a déclaré que les employés du gouvernement américain ne doivent pas se trouver dans la Vieille Ville après la tombée de la nuit ni le vendredi, qu’ils ne peuvent pas utiliser les portes de Damas, d’Hérode et des Lions, et qu’ils ne peuvent pas entrer dans la vieille ville à toute heure de la journée du dimanche 29 mai ».

Elle a également appelé les citoyens américains à rester vigilants et à faire preuve de prudence. « L’environnement sécuritaire est complexe et peut évoluer rapidement en fonction de la situation politique et des événements récents. »

Des nationalistes juifs brandissent des drapeaux israéliens lors de la Marche du drapeau près de la porte de Damas, à l’extérieur de la Vieille Ville de Jérusalem, mardi 15 juin 2021. (Crédit: AP/Ariel Schalit)

La police est en état d’alerte avant la marche nationaliste en raison de diverses menaces du Hamas et de la crainte d’une répétition de l’événement de l’année dernière, au cours duquel des roquettes ont été tirées sur Jérusalem, déclenchant un conflit de 11 jours.

Jérusalem est en état d’alerte avant le défilé, principalement en raison des tensions autour du Mont du Temple.

L’itinéraire de la « Marche des Drapeaux » est très disputé : ses opposants voient le passage par le quartier musulman de la Vieille Ville comme une provocation et ses partisans considèrent qu’elle témoigne de la souveraineté d’Israël sur Jérusalem.

À l’annonce de l’itinéraire, les groupes terroristes palestiniens ont mis en garde contre la tenue de l’événement.

Israël a envoyé des messages au Hamas via l’Égypte et le Qatar dans l’espoir d’éviter que les tensions ne débordent lors de la marche nationaliste dans la Vieille Ville la semaine prochaine, a rapporté la Treizième chaine mardi.

Israël a fait valoir dans ses messages au Hamas que l’itinéraire de la marche est le même depuis des années et ne doit pas être considéré comme un casus belli, a rapporté la chaîne.

Il a également prévenu que si le Hamas tirait des roquettes ou autorisait d’autres groupes à le faire, Israël serait prêt à riposter dans la bande de Gaza, où le groupe terroriste est basé.

Selon la Treizième chaine, l’armée estime que l’événement peut se dérouler pacifiquement tant qu’il n’y a pas de violence grave et que chacun garde son sang-froid.

Les autorités israéliennes ont décidé de limiter les accès afin d’éviter un excès d’affluence, notamment au mur Occidental, après le mouvement de foule au mont Meron, qui a tué 45 personnes l’an dernier. Cet accident tragique, survenu lors des festivités de Lag BaOmer, est la pire catastrophe civile jamais enregistrée en Israël en temps de paix.

Mercredi, Tsahal aurait tiré des gaz lacrymogènes sur des manifestants libanais qui s’étaient rassemblés à la frontière pour marquer le retrait israélien du 25 mai 2000.

L’armée a déclaré dans un communiqué qu’il y avait « des dizaines de suspects en territoire libanais, près de la clôture entre Misgav Am et Metula. Les suspects jettent des pierres et des cocktails Molotov sur la clôture. »

Une vidéo non vérifiée partagée sur les réseaux sociaux montre des manifestants lançant des pierres et d’autres objets par-dessus le mur frontalier en territoire israélien.

Le journal libanais Naharnet a rapporté que les troupes israéliennes ont tiré des gaz lacrymogènes sur les manifestants, causant de nombreux blessés.

Aaron Boxerman a contribué à cet article.

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