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Yossi Cohen : Israël ne doit pas plier face aux pressions mondiales concernant Gaza

Selon l'ex-chef du Mossad, des civils de Gaza auraient participé aux massacres "d'enfants, de bébés et de femmes", il ajoute que l’eau et les produits de base peuvent être autorisés

L'ancien chef du Mossad Yossi Cohen en interview, diffusée le 10 juin 2021. (Capture d'écran)
L'ancien chef du Mossad Yossi Cohen en interview, diffusée le 10 juin 2021. (Capture d'écran)

L’ancien chef du Mossad, Yossi Cohen, a déclaré lundi qu’en aucun cas, Israël ne devrait lever le siège de la bande de Gaza, même s’il est confronté à de fortes pressions internationales pour autoriser l’entrée de divers produits dans l’enclave.

« Afin d’être en mesure [d’atteindre nos objectifs militaires] à Gaza, nous avons besoin de capacités et nous avons besoin de temps », a expliqué Cohen à la radio publique Kan. « Le facteur temps est crucial – Gaza est actuellement assiégée… et j’ai déjà dit que nous ne pouvions pas hésiter à ce sujet ».

Cohen a indiqué être convaincu que la décision prise dimanche par le gouvernement de rétablir l’approvisionnement en eau dans la partie sud de la bande de Gaza était un « signe de faiblesse […] si elle est le résultat de la pression internationale ».

« La pression internationale ne comprend pas que les civils de Gaza, les civils, et pas seulement les terroristes du Hamas, ont pris part aux meurtres abominables d’enfants, de bébés et de femmes. »

De nombreux habitants de Gaza, des civils pour la plupart, figurent sur les vidéos de l’assaut du 7 octobre. On les voit franchir la barrière frontalière après le passage de la première vague de terroristes et prendre part aux pillages et à d’autres activités près de la frontière et au sein des communautés israéliennes. Selon certaines informations, ils auraient également participé aux attaques meurtrières contre des Israéliens, même si cela n’a pas encore été officiellement confirmé par Jérusalem.

L’ancien chef du Mossad a déclaré que le gouvernement et l’armée devaient adopter « l’approche la plus pragmatique pour vaincre le Hamas », ajoutant que « la situation telle qu’elle était auparavant ne reviendra jamais ».

Pour ce faire, a-t-il déclaré, « nous avons besoin de temps pour accomplir cette tâche – et afin d’éviter des catastrophes humanitaires, nous essayons d’évacuer ces zones », a-t-il ajouté, faisant référence à l’appel lancé par Tsahal aux civils gazaouis de se déplacer de la partie nord de la bande de Gaza vers le sud, en prévision de l’offensive terrestre.

Israël doit gérer les évacuations à l’intérieur de Gaza et sa stratégie à l’égard de la population civile avec prudence, a-t-il ajouté, « afin de s’assurer que le sablier diplomatique ne s’épuise pas avant que l’État d’Israël ne puisse annoncer la destruction totale du Hamas et de son régime ».

Un convoi de camions, à l’effigie du président égyptien Abdel Fatah al-Sissi transportant de l’aide pour Gaza depuis l’Égypte attend sur la route principale du désert d’Ismailia.
sur la route principale du désert d’Ismailia, à environ 300 km à l’est de la frontière égyptienne avec la bande de Gaza, en direction du point de passage de Rafah, le 16 octobre 2023. (Crédit : Khaled DESOUKI / AFP)

Cohen a expliqué qu’il n’était, par principe, pas opposé à ce que de l’eau, des fournitures médicales et des aliments de base entrent dans la bande de Gaza par le point de passage de Rafah avec l’Égypte – mais pas de carburant, ni de ciment, ni aucun matériau de construction.

Selon lui, le fait qu’Israël ait autorisé pendant des années l’entrée de ces fournitures a été une erreur car cela a permis au Hamas de construire son infrastructure et de renforcer son emprise sur la bande de Gaza, ce qui lui a finalement permis de perpétrer ses massacres dans le sud d’Israël.

Selon Cohen, personne ne peut garantir que le matériel qui entre dans la bande de Gaza ne sera pas détourné par le Hamas, et il répète : « Il ne faut pas flancher en ce qui concerne le siège, excepté pour les produits de première nécessité. »

Dimanche, Israël a déclaré qu’il rétablissait l’approvisionnement en eau dans certaines parties de la bande de Gaza après l’avoir interrompu à la suite de l’infiltration terroriste du Hamas, au cours de laquelle plus de 1 400 Israéliens ont été tués, la grande majorité d’entre eux étant des civils, la plupart abattus chez eux ou alors qu’ils assistaient à une rave.

Le ministre de l’Énergie, Israël Katz, a déclaré que l’eau recommencerait à couler dans la partie sud de l’étroite enclave – où Israël exhorte les habitants à se réfugier depuis quelques jours.

« La décision de rétablir l’approvisionnement en eau dans le sud de la bande de Gaza a fait l’objet d’un accord entre le Premier ministre [Benjamin] Netanyahu et le Président américain [Joe] Biden, et devrait inciter la population civile à se déplacer vers le sud [de la bande de Gaza] », a déclaré Katz.

Un homme attache un seau d’eau à un crochet pour remplir un réservoir d’eau dans une maison du camp de réfugiés de Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, le 15 octobre 2023. (Crédit : Mohammed ABED / AFP)

La semaine dernière, Katz avait juré de ne pas rétablir l’eau ou l’électricité à Gaza tant que les quelque 200 otages détenus par le Hamas et le Jihad islamique n’auraient pas été libérés.

« Aide humanitaire à Gaza ? Aucun interrupteur électrique ne sera allumé, aucune pompe à eau ne sera ouverte et aucun camion de carburant n’entrera tant que les otages israéliens ne seront pas rentrés chez eux », avait publié Katz sur X jeudi. « Humanitaire pour Humanitaire. Et que personne ne vienne nous prêcher la morale ».

En temps normal, l’enclave côtière dépend d’Israël pour un tiers de son approvisionnement en eau potable, selon l’autorité de gestion de l’eau du territoire.

Ses autres sources d’eau comprennent des usines de dessalement en mer Méditerranée et un aquifère souterrain, drainé et endommagé par des années de surexploitation. En coupant l’électricité à Gaza, Israël a entraîné la fermeture de toutes les usines de dessalement, ainsi que des stations de traitement des eaux usées.

L’équipe du Times of Israël a contribué à cet article.

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