Zarif : “les Iraniens sont tous des Gardiens de la révolution, contre l’agression et le terrorisme”
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Zarif : “les Iraniens sont tous des Gardiens de la révolution, contre l’agression et le terrorisme”

Le premier diplomate iranien emprunte le slogan populaire de soutien aux victimes du terrorisme et fustige Trump, qui veut sanctionner le puissant groupe armé

Le ministre iranien des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif lors d'une conférence de presse après avoir rencontré son homologue français à Téhéran, le 31 janvier 2017. (Crédit : Atta Kenare/AFP)
Le ministre iranien des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif lors d'une conférence de presse après avoir rencontré son homologue français à Téhéran, le 31 janvier 2017. (Crédit : Atta Kenare/AFP)

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, a déclaré samedi que les Iraniens restaient fermes « contre l’agression et le terrorisme » aux côtés du corps des Gardiens de la révolution, une puissante branche de l’armée iranienne qui a été visée par le président américain Donald Trump.

Trump a demandé des sanctions plus sévères dans le cadre de la nouvelle stratégie américaine face à Téhéran, annoncée vendredi par la Maison Blanche.

Dans un tweet publié samedi, Zarif a écrit : « aujourd’hui, les Iraniens – hommes, femmes et enfants, sont TOUS les Gardiens de la révolution, soutenant fermement ceux qui nous défendent, ainsi que la région, contre l’agression et le terrorisme. »

Cette formulation reprend celle qui a été largement répandue sur les réseaux sociaux par les soutiens des victimes du terrorisme. Ce terme a été utilisé pour la première fois après l’attentat de 2015 à Paris contre le magazine Charlie Hebdo, avec le slogan « Je suis Charlie ».

Vendredi, dans un discours très attendu, Trump a déclaré qu’il n’allait pas « re-certifier » l’accord nucléaire iranien devant le Congrès, et a annoncé de nouvelles sanctions contre les Gardiens de la révolution. Il n’a cependant pas désigné le groupe comme une organisation terroriste, ce qu’il avait pourtant menacé de faire.

La menace avait déclenché des attaques contre le président américain de la part de responsables iraniens, qui ont mis en garde contre les conséquences de cette décision.

Vendredi, avant le discours de Trump, le responsable du nucléaire iranien, Ali Akbar Salehi, avait affirmé que désigner les Gardiens de la révolution comme un groupe terroriste était « équivalent à une déclaration de guerre. »

Jeudi, le ministre iranien de la Défense, le général de division Amir Hatami, avait indiqué que cette désignation serait perçue comme une attaque contre l’Iran en général.

Le général Amir Hatami, ministre iranien de la Défense, en août 2017. (Crédit : Tasnim News Agency/CC BY 4.0/WikiCommons)
Le général Amir Hatami, ministre iranien de la Défense, en août 2017. (Crédit : Tasnim News Agency/CC BY 4.0/WikiCommons)

« La tactique des Gardiens a fonctionné, Trump n’a pas osé les classer parmi les groupes terroristes », a écrit en Une le quotidien ultra-conservateur Kayhan, en allusion aux menaces du chef des Gardiens qui avait affirmé que les Américains devraient déplacer leurs bases à 2 000 kilomètres des missiles iraniens le cas échéant.

Vendredi soir, le président Hassan Rouhani a pris la parole immédiatement après le discours de Trump pour fustiger « ses accusations sans fondements » et ses « insultes », affirmant que son homologue américain ne connaissait pas le droit international car il ne peut à lui seul « annuler un accord multilatéral. »

L’AFP a contribué à cet article.

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