Zemmour loue le « patriotisme héroïque » de Zelensky face à « l’agresseur » Poutine
Les Ukrainiens "ne gagneront pas contre la Russie, ils pourront retarder l'échéance", a dit le candidat d'extrême-droite en critiquant les livraisons d'armes à l'Ukraine

Sous le feu des critiques pour des propos jugés pro-russes, le candidat d’extrême droite Eric Zemmour a loué mercredi soir sur CNews le « patriotisme héroïque » du président ukrainien Volodymyr Zelensky face à « l’agresseur » russe Vladimir Poutine.
Alors qu’il décrivait lundi encore M. Poutine comme un « démocrate autoritaire », Eric Zemmour a insisté cette fois sur le fait qu’il est le « seul agresseur ».
Il a aussi fustigé les déclarations du président russe sur la « dénazification » de l’Ukraine: « le président Zelensky n’est pas un nazi, c’est grotesque, je sais que Zelensky est juif et il est accusé de nazisme, (…) je trouve ça grotesque et indigne ».
Eric Zemmour a salué le « patriotisme héroïque » de Zelensky face au « patriotisme d’agresseur » de Poutine, même si « chacun sont des êtres rationnels qui défendent leur pays. »
Sur le fond, le candidat à la présidentielle n’a pas changé de position, en restant hostile à tout élargissement de l’Otan dont, selon lui, « il faut fermer la porte ». Il a aussi répété qu’une adhésion de l’Ukraine à l’Union européenne n’est, selon lui, « pas une bonne idée ».
Comme Marine Le Pen, il a critiqué les livraisons d’armes à l’Ukraine : « je comprends bien l’objectif pour affaiblir les Russes mais je pense aussi que ça va coûter très cher en vies humaines ». Les Ukrainiens « ne gagneront pas contre la Russie, ils pourront retarder l’échéance ».
Au sujet des réfugiés ukrainiens, il a répété privilégier un accueil en Pologne, et pas en France, un « principe » qu’il est le seul candidat à la présidentielle à défendre. Mais « s’il y en a qui arrivent je ne vais pas les renvoyer, c’est dans Schengen », a-t-il nuancé, reconnaissant que des Français voulaient en accueillir.
Le candidat Reconquête! s’est opposé aux sanctions économiques les plus sévères dont il redoute les conséquences en France. Il a de nouveau plaidé pour un « traité de paix », basé sur un statut neutre de l’Ukraine, associé au respect de « l’intangibilité » de ses frontières.







