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Réfugiés ukrainiens : Zemmour « préfère qu’ils soient en Pologne »

"Je pense qu'il nous faut aider les Polonais à les accueillir", a déclaré le candidat d'extrême-droite. 'Ils pourront plus facilement rentrer chez eux quand la guerre sera finie"

Des réfugiés ukrainiens arrivent à kla garer routière de Przemysl, en Pologne, le 27 février 2022. (Crédit : AP Photo/Czarek Sokolowski)
Des réfugiés ukrainiens arrivent à kla garer routière de Przemysl, en Pologne, le 27 février 2022. (Crédit : AP Photo/Czarek Sokolowski)

Le candidat d’extrême droite à la présidentielle Eric Zemmour a estimé lundi que l’arrivée de réfugiés ukrainiens risque de « déstabiliser la France », et « préfère qu’ils soient en Pologne », qu’il « faut aider » à faire face.

« Je partage et je comprends l’émotion vis-à-vis des populations ukrainiennes », mais « il n’est pas bon d’arracher les gens comme ça loin de leur pays, de déstabiliser la France qui est déjà submergée par l’immigration », a déclaré Eric Zemmour sur RTL.

Jusqu’à présent 300 000 Ukrainiens sont arrivés dans l’Union européenne, d’après la Commission européenne, dont la moitié en Pologne selon Varsovie, pour fuir l’invasion russe en Ukraine.

« Je pense que les Polonais ont décidé de tous les accueillir. Je pense qu’il nous faut aider les Polonais à les accueillir, je préfère qu’ils soient en Pologne. Ils pourront plus facilement rentrer chez eux quand la guerre sera finie », a ajouté le candidat à la présidentielle.

Éric Zemmour, candidat à l’élection présidentielle, au JT de TF1 dans les studios de la chaine à Boulogne-Billancourt, en région parisienne, le 30 novembre 2021. (Crédit : Thomas COEX / POOL / AFP)

« Je propose que nous aidions les Polonais et que la commission européenne lève les sanctions financières contre ce pays », poursuit Eric Zemmour, alors que la Pologne est visée par plusieurs amendes pour des différends avec l’Union européenne.

Le candidat Reconquête! se différencie de sa rivale d’extrême droite Marine Le Pen qui avait estimé qu’il faut « bien sûr » accueillir, « sous l’égide du Haut commissariat aux réfugiés » des Nations unies, les réfugiés ukrainiens qui souhaiteraient venir en France, car « il faut respecter la Convention de Genève ».

Eric Zemmour a reconnu ensuite avoir « dit une bêtise » en décembre en faisant le « pari » que la Russie n’envahirait pas l’Ukraine. « Tous les experts le disaient », mais « j’aurais dû être plus lucide ».

Interrogé sur ses déclarations passées sur Vladimir Poutine, « je disais simplement que Poutine était un patriote et défendait farouchement les intérêts de son pays et que je reprochais à la classe politique française de ne pas en faire autant », a-t-il répondu.

Le président russe Vladimir Poutine préside une réunion du Conseil de sécurité par vidéoconférence à Moscou, le 25 février 2022. (Crédit : Alexey NIKOLSKY / SPUTNIK / AFP)

Il a décrit Vladimir Poutine comme un « démocrate autoritaire ». Il est  » élu par le peuple, le peuple n’a pas voté contre lui », mais il est « autoritaire » car » il utilise des méthodes que nous n’utilisons pas ».

Eric Zemmour a reproché au ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian ses propos jeudi sur l’Otan comme alliance nucléaire.

« J’aurais empêché mon ministre des Affaires étrangères de parler de l’Otan comme une alliance nucléaire et de menacer ainsi la Russie, ça aurait évité cette montée aux extrêmes nucléaire », a-t-il jugé.

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