Abbas : « Ni paix, ni stabilité sans Jérusalem capitale de la Palestine »
Rechercher

Abbas : « Ni paix, ni stabilité sans Jérusalem capitale de la Palestine »

Le chef de l'Autorité palestinienne refuse tout rôle des Etats-Unis dans le processus de paix

Le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas assistant au sommet de la Ligue arabe dans la ville égyptienne de Charm el-Cheikh, le 28 mars 2015 (Crédit : AFP / STR)
Le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas assistant au sommet de la Ligue arabe dans la ville égyptienne de Charm el-Cheikh, le 28 mars 2015 (Crédit : AFP / STR)

Le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas a accusé mercredi Donald Trump d’avoir « offert Jérusalem en cadeau au mouvement sioniste » et estimé que les Etats-Unis n’avaient plus de rôle à jouer dans le processus de paix.

« Jérusalem est et restera éternellement la capitale de l’Etat de Palestine (…) Et il n’y aura ni paix, ni stabilité sans cela », a ajouté M. Abbas dans un discours à l’ouverture d’un sommet panislamique à Istanbul consacré à la reconnaissance par Washington de Jérusalem comme capitale d’Israël.

« Jérusalem est et restera éternellement la capitale de l’Etat de Palestine (…) Et il n’y aura ni paix, ni stabilité sans cela », a ajouté M. Abbas dans un discours à l’ouverture d’un sommet panislamique à Istanbul consacré à la reconnaissance par Washington de Jérusalem comme capitale d’Israël.

« A partir de maintenant, nous n’acceptons aucun rôle des Etats-Unis dans le processus politique », a-t-il ajouté devant les représentants de l’Organisation de la coopération islamique (OCI) à Istanbul, affirmant que Washington était « partial ».

« Il y a des lois appliquées aux Israéliens, et des lois différentes appliquées aux Palestiniens. C’est de l’apartheid. Le monde peut-il accepter un nouveau régime d’apartheid, 30 ans après la fin de l’apartheid en Afrique du Sud ? », a poursuivi le président palestinien.

M. Abbas a également estimé que le président américain Donald Trump « offre Jérusalem comme cadeau » au « mouvement sioniste », « comme s’il lui offrait une des villes américaines ».

Le 6 décembre, le président américain a affirmé que « les vieux défis nécessitent une nouvelle approche ». « Il est temps d’officiellement reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël », déclare-t-il, passant outre aux mises en garde venues de toutes parts et marquant une rupture avec ses prédécesseurs. Il ordonne de préparer le transfert de l’ambassade des Etats-Unis de Tel-Aviv à Jérusalem.

Abbas juge que les Etats-Unis sapent « délibérément tous les efforts de paix » et abandonnent leur rôle historique de « sponsor du processus de paix ».

Le mouvement terroriste palestinien du Hamas juge que l’annonce ouvre « les portes de l’enfer » pour les intérêts américains dans la région.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...