Une délégation de six imams africains a visité le musée Yad Vashem et a rencontré le président Reuven Rivlin dans le cadre d’une visite en Israël cette semaine.

Rivlin a dit aux dirigeants musulmans sénégalais qu’il n’y aurait jamais de « guerre entre le judaïsme et l’islam. »

« Votre arrivée ici signifie pour moi amitié, compréhension et capacité pour nous de dire ensemble, chacun avec nos propres croyances que Dieu est le seul Dieu, » a déclaré le président pendant qu’ils visitaient sa résidence jeudi.

Mercredi, le groupe a visité Yad Vashem et a déclaré que cela leur avait donné de nouveaux éclairages sur le peuple juif et l’Etat d’Israël, a indiqué le site Ynet.

« Aujourd’hui, nous avons appris d’un événement dans l’histoire – la destruction des Juifs d’Europe, un événement qui ne peut être expliqué », a déclaré El Hadji Oumar Diène, directeur de l’Organisation des Imams du Sénégal. « La tournée nous a permis de comprendre Israël et les Juifs en profondeur et nous nous félicitons des relations entre nos deux pays. »

Plus tôt dans la journée, le groupe s’est rendu sur le mont du Temple, où ils ont prié à la mosquée Al-Aqsa et également pris le temps de visiter la place adjacente au mur Occidental.

Après avoir rencontré Rivlin, les imams voyageront vers le nord à Haïfa et à Akko, où ils devraient rencontrer les rabbins locaux.

Les chefs religieux ont été invités à se rendre en Israël par le département Afrique du ministère des Affaires étrangères et en collaboration avec l’ambassade d’Israël à Dakar, la capitale du Sénégal.

Les imams, qui étaient accompagnés par les médias sénégalais, sont venus malgré les craintes récentes liées à la sécurité à la suite des attaques terroristes récentes à Jérusalem et des émeutes à Jérusalem-Est.

La visite visait à améliorer les relations diplomatiques et culturelles entre Israël et le Sénégal, ainsi que le dialogue religieux entre les deux pays.

Le Sénégal, qui est très majoritairement musulman, est membre de l’Organisation des pays islamiques et préside également aux Nations unies le Comité pour les droits des Palestiniens.

Mis à part les questions religieuses, les autorités sénégalaises se sont aussi intéressées à en apprendre davantage sur les développements de l’agriculture en Israël.