Plus de 6 000 personnes ont assisté mardi au cimetière d’Ashkelon (sud d’Israël) aux funérailles de Jordan Bensemhoun, 22 ans, un soldat franco-israélien, tué lundi à Gaza, a constaté un journaliste de l’AFP.

« Le choix de vie de Jordan était une leçon de sionisme », a déclaré l’ancien ministre de la Défense Shaul Mofaz qui a prononcé un éloge funèbre, en partie couvert par le bruit des drones qui survolent Gaza et celui des explosions au loin.

Le défunt, qui avait immigré de Lyon en Israël à l’âge de 16 ans, et qui faisait partie de l’unité d’élite Egoz, a été accompagné à sa dernière demeure par de nombreux franco-israéliens touchés par la nouvelle.

« Je ne le connaissais pas personnellement mais j’ai senti que je devais venir lui rendre hommage car je me sens proche de lui », confie à l’AFP, Laura, une jeune fille franco-israélienne habitant la ville voisine d’Ashdod.

Comme elle, des milliers de personnes venues de tout le pays, certains dans des bus organisés par des associations francophones se sont joints au cortège funéraire.

« Tu seras pour nous l’exemple de la force du lien qui unit les juifs de la diaspora à Israël », a ajouté M. Mofaz cédant en suite la parole au père de la victime, qui a récité la prière des morts de la liturgie juive.

Des soldats ont ensuite tiré trois salves comme c’est la tradition dans les enterrements militaires.

Avant que l’enterrement ne commence, un responsable de la Défense passive a rappelé les consignes de sécurité aux participants en cas de tir de roquette, Ashkélon étant quotidiennement ciblée par des tirs de projectiles palestiniens.

Deux autre soldats franco-israéliens ont été blessés dans les combats à Gaza et sont toujours hospitalisés. Neuf autres soldats israéliens tués dans la bande de Gaza ont été enterrés mardi en Israël.

Ce cinquième conflit à Gaza en moins de dix ans est le plus sanglant depuis 2009 : il a fait 620 morts côté palestinien, en majorité des civils, selon les chiffres des secours palestiniens et 29 côté israélien, dont 27 soldats.

Israël n’avait pas perdu autant d’hommes depuis la guerre de 2006 contre le Hezbollah libanais.