Le Likud a démenti mardi que le Premier ministre Benjamin Netanyahu ait dit aux dirigeants juifs de Cisjordanie que la pression internationale gelait dans les faits le développement des implantations en Cisjordanie et à Jérusalem-Est.

Selon les dirigeants des conseils locaux, Netanyahu a fait ces remarques après une discussion vive au sujet d’un projet de construction dans la’implantation de Beit El que la Haute Cour de justice a statué qu’il devrait etre démoli car il aurait été construit sur des terres palestiniennes privées.

Le parti Likud de Netanyahu a publié mardi une communiqué rejetant ces informations en déclarant que «le Premier ministre avait dit qu’il allait faire avancer les projets de logements à Beit El en évacuant une base de la police des frontières qui se trouve à proximité », selon le site Ynet.

« Contrairement a ce qui a été dit, le Premier ministre n’a pas exclu de construire en Judée et Samarie. Il a au contraire dit qu’il soutenait l’entreprise de la présence juive dans ces régions avec sagesse et responsabilité en dépit de la réalité internationale complexe » y est-il écrit en utilisant le terme biblique pour la Cisjordanie.

La question de la construction en Cisjordanie et à Jérusalem-Est a tendu les efforts de l’an dernier dirigés par les États-Unis pour renouveler les pourparlers de paix entre Israël et les Palestiniens. Après que les négociations aient été rompues en avril, les responsables palestiniens ont prétendu que la construction israélienne dans les zones au-delà de la Ligne Verte de 1967 avait saboté un possible accord de paix.

Les dirigeants juifs de Cisjordanie avaient dit lundi soirque le Premier ministre Benjamin Netanyahu leur avait dit que le développement des implantations a été dans les faits gelé.
 
Selon une information du site d’information Ynet, le Premier ministre a dit aux responsables du Conseil de yesha lors d’une réunion tendue que «les implantations ne peuvent plus être developpées et nous devons préserver ce qui existe. »

Mais après la rencontre, le Conseil de Yesha, qui représente le mouvement des résidents implantations, a publié une communiqué cinglant selon lequel « un gouvernement qui ne construit pas perd son droit à exister. »

Le Conseil a rejeté les affirmations qu’un arrêt de la construction aiderait à préserver les implantations existantes. « La meilleure façon de protéger le projet des implantations est seulement à travers le développement et la construction. La meilleure défense est l’offensive. »

Le chef du conseil régional de Har Hebron, Yohai Damari, a également publié un communiqué selon lequel « le Premier ministre a déclaré son intention de mettre un terme à l’initiative des implantations. »

Damari a ajouté qu’une telle action « porterait grandement atteinte désespérément à nombreuses localités. »

Tant le Conseil de Yesha et que Damari ont appelé les membres du gouvernement à tout faire pour empêcher un gel de la construction.

A la fin du mois dernier, le ministre des Affaires étrangères de l’Autorité palestinienne Riyad al-Maliki a remis aux procureurs de la Cour pénale internationale (CPI) un dossier détaillant la construction des localités juives en Cisjordanie et à Jérusalem-Est, ainsi que les crimes de guerre présumés israéliens à Gaza.

Le gouvernement israélien a annoncé qu’il avait l’intention de répondre à l’enquête de la CPI sur la question.

Des sources israéliennes ont cependant maintenu que leurs comtacts avec l’enquête de la CPI se limiteront à réaffirmer la position du gouvernement que l’Autorité palestinienne, en tant qu’acteur non étatique, n’a pas le droit d’intenter une action contre Israël.