Après que des militants pro-palestiniens scandent des slogans « anti- sionistes » et donnent ​​des tracts invitant au boycott, les organisateurs d’un événement pro-israélien ont été invités à quitter les lieux.

Quand ils ont protesté contre le fait que l’administration avait autorisé la manifestation pro-palestinienne, la présidente de Paris 8, Daniele Tartakowsky, a rétorqué : « s’il vous plaît, ne me dites pas ce que l’administration peut et ne peut pas faire. »

L’administration de l’Université Paris VIII, située à Saint-Denis, dans le nord de la capitale, a fait interrompre l’activité organisée par une dizaine de membres du groupe appelé Qu’est-ce que Israël ?, « en raison du risque de perturbation de l’ordre public », peut-on lire dans un communiqué de l’université – qui vient de supprimer sa licence d’hébreu.

Une vidéo de l’événement a montré quelque 25 manifestants pro-palestiniens scandant des slogans « anti-sionistes », tels que « assassins sionistes », « Israël, Paris 8 n’est pas à toi. »

Ils ont remis des tracts appelant au boycott d’Israël et ont agité un grand drapeau palestinien tout en chantant « Palestine vivra » à l’aide de haut-parleurs.

Ils ont aussi scandé : « Pas de dialogue avec l’apartheid. », alors que le groupe « Qu’est ce qu’Israël » était venu tenter un dialogue dans le cadre de sa tournée des universités françaises, une activité que le groupe a co-organisé avec l’Union des Etudiants Juifs de France, l’UEJF.

Une jeune femme, a été filmée, alors qu’elle frappait un des hommes qui filmait la scène tandis que celui-ci lui répondit en anglais : « Ne me touchez pas. »

La manifestation pro-palestinienne non autorisée a été organisée par un groupe appelé « Collectif Palestine. »

Dans son communiqué publié mercredi, Paris 8 a dit qu’il « condamne et déplore » les actions des perturbateurs.

Dans un communiqué mardi, Sacha Reingewirtz, l’un des leaders de l’UEJF, a déclaré que les représentants de l’organisation avaient rencontré la présidente de Paris 8, Daniele Tartakowsky, pour discuter de l’incident.

Elle s’est excusée pour la violence et a dit qu’elle aiderait l’UEJF à tenir une conférence sur le sionisme à Paris 8 dans un avenir proche, selon Reingewirtz.