La synagogue de Sfax, située sur l’avenue d’Algérie, en Tunisie a été violemment saccagée le 30 avril dernier, selon le site DESINFOS.com.

Bien qu’elle ne sert plus, à défaut de fidèles, la synagogue reste remplie d’ouvrages religieux, dont des rouleaux de Torah.

Il ne s’agit pas de la première attaque antisémite menée à l’encontre de cette enceinte juive.

En effet, c’est la troisième fois que ce lieu de culte juif fait l’objet de pillages. Une première en août 2011 et une deuxième en septembre 2012.

Selon la presse locale, les coupables seraient de jeunes étudiants du Lycée technique du 9 avril qui auraient voulu simplement jouer et non opérer un acte antisémite.

Le 16 avril dernier, un homme juif a été poignardé à Djerba.

Cet acte de vandalisme antisémite contre la synagogue de Sfax est susceptible de susciter une baisse de la fréquentation touristique.

En proie à une révolution qui a donné récemment naissance à une constitution, la Tunisie fait face à une grave crise économique et s’inquiète du manque à gagner en revenus touristiques.

« De l’avis des professionnels du tourisme, pour que la saison touristique réussisse, il faut que le rendez-vous de la Ghriba soit réussi », a-t-il fait valoir, alors que le pays connaît de graves difficultés économiques.

Néanmoins un débat sur la normalisation avec « l’entité sioniste » a fait rage au parlement et deux ministres tunisiens ont fait l’objet de motions de censure.

Le chef du gouvernement a indiqué que ces ministres se soumettraient aux questions des élus, mais a aussi appelé à éviter les controverses sur Israël à l’approche du pèlerinage juif de la Ghriba (16-18 mai), du nom de la plus ancienne synagogue d’Afrique située à Djerba et éviter une baisse de la fréquentation des touristes Juifs tunisiens.

Le mois dernier, le gouvernement tunisien a alloué 6 300 dollars pour la rénovation de la synagogue de la Grhiba. Certaines critiques, dont celles d’un avocat des droits de l’Homme, Souhail Ftouh, ont qualifié la rénovation de tentative de redonner une belle image de la Tunisie en tant que destination touristique – après le refus des autorités gouvernementales, le 9 mars, de permettre à un groupe d’Israéliens de débarquer dans un port tunisien.

Au nom de la solidarité avec le peuple palestinien et en ligne avec la Ligue arabe, nombreux sont ceux à rejeter toute action susceptible d’établir des relations « normales » avec l’Etat hébreu tant que les Palestiniens n’auront pas d’Etat.