Seulement 15 des 23 wagons du tramway de Jérusalem restent en fonction mardi. Le système de transport public a connu des perturbations en raison des violences qui se sont prolongées sporadiquement pendant deux mois.

Le tramway a été confronté à de fréquentes attaques aux jets de pierres et d’engins explosifs endommageant de nombreux wagons maintenant inutilisables.

Plusieurs résidents de Jérusalem Est ont été arrêtés lors des incidents de destruction.

Quelques stations, y compris celle de Shuafat dans le nord de Jérusalem, ont été vandalisées à de multiples reprises.

Le pic de violence est survenu en conséquence de l’assassinat d’un adolescent arabe au début du mois de juillet par des terroristes juifs présumés qui voulaient se venger des meurtres de trois adolescents en Cisjordanie le mois précédent.

CityPass, l’entreprise qui gère le tramway de Jérusalem, a averti les passagers mardi de s’attendre à des délais dans le service en raison de la violence et des dégâts.

« Cela signifie qu’il y a moins de trams disponibles que nécessaire. Nous réduirons la fréquence [des trams] tout le long de la ligne », pouvait-on lire dans le communiqué.

Jérusalem est la première ville d’Israël à disposer d’un tramway. Il était autrefois perçu comme un symbole de co-existence puisqu’il relie les quartiers juifs et arabes de la ville. Le système a été conçu pour servir les populations diverses de Jérusalem, y compris des « résidents de différents quartiers, des étudiants, des visiteurs et des touristes », selon le site internet de CityPass.

Haviv Ruttig Gur a contribué à cet article.