Une veuve de guerre de Tsahal écrit à Valérie Braham
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Une veuve de guerre de Tsahal écrit à Valérie Braham

L'auteure de la lettre est la présidente de l’organisation des veuves et des orphelins de Tsahal qui a perdu son mari dans la première guerre du Liban

Marissa Newman est la correspondante politique du Times of Israël

Valerie Braham,veuve de Philippe Braham, l'une des victime de l'attaque de l'Hyper Casher aux funérailles le 13 Janvier  2015 (Crédit : Capture d'écran)
Valerie Braham,veuve de Philippe Braham, l'une des victime de l'attaque de l'Hyper Casher aux funérailles le 13 Janvier 2015 (Crédit : Capture d'écran)

« D’après mon expérience – l’expérience d’une femme qui a perdu son mari à un si jeune âge, et est restée avec deux petits enfants – je peux seulement vous dire deux mots : doucement, doucement. »

« C’est la phrase que je dis à chaque veuve dont le monde s’est soudain écroulé. Vous verrez – comme je l’ai vu aussi, même s’il y avait des moments où il était difficile de le croire – que d’autres jours viendront, des jours meilleurs. Doucement, doucement, lentement vous rassemblerez les morceaux, les morceaux de votre vie et pour leur bien – vous les collerez ensemble, morceau par morceau. »

« Certes, il manquera toujours et reviendra toujours à vous sous forme de tempêtes de nostalgie, mais doucement, doucement, vous apprendrez à vivre avec lui, celui qui est là, sans l’être, qui est présent mais manque tellement, qui est mort, mais vit toujours dans le cœur. Croyez-moi – cela arrive. C’est arrivé à beaucoup de mes amies dans l’organisation. Ce qui ressemble aux ténèbres aujourd’hui deviendra la lumière qui brillera au sein de la bougie commémorative et à l’intérieur des larmes, dans les yeux des enfants, et la photo encadrée de noir. Ce qui semble désormais faible et brisé deviendra armure et acier, » a écrit Nava Shoham Solan.

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