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1 500 permis de travail en plus pour les Gazaouis alors que le Hamas menace Israël

Le ministère de la Défense a signé un plan provisoire qui vise à élever, à terme, le nombre de permis de travail octroyés aux résidents de Gaza à 20 000

Des ouvriers palestiniens au poste-frontière d'Erez, dans le nord de Gaza, attendent de pouvoir entrer pour travailler en Israël, le 13 mars 2022. (Crédit : Attia Muhammed/Flash90)
Des ouvriers palestiniens au poste-frontière d'Erez, dans le nord de Gaza, attendent de pouvoir entrer pour travailler en Israël, le 13 mars 2022. (Crédit : Attia Muhammed/Flash90)

Israël va émettre 1 500 permis de travail supplémentaires pour les Palestiniens qui vivent à Gaza, ce qui fera passer le nombre total de Gazaouis travaillant dans le pays à 17 000, alors que le groupe terroriste à la tête de l’enclave a émis un avertissement contre les visites de Juifs au mont du Temple pendant les fêtes.

Le bureau israélien de liaison militaire avec les Palestiniens, connu sous l’acronyme de COGAT, a annoncé jeudi que ce changement politique était conditionné à une « stabilité sécuritaire » continue entre Israël et Gaza.

L’initiative commencera la semaine prochaine, après Rosh HaShana, a précisé le COGAT.

Le ministère de la Défense a signé un plan provisoire qui vise à élever, à terme, le nombre de permis de travail octroyés aux résidents de Gaza à 20 000, une politique que les responsables de la Défense voient comme un moyen de maintenir le calme sur le front sud.

Le mouvement terroriste islamiste palestinien du Hamas a, lui, mis en garde jeudi contre une escalade en cas de visites massives de juifs sur le mont du Temple à Jérusalem pendant la saison des fêtes juives qui débute dimanche.

En vertu d’un statu quo historique, les non-musulmans sont autorisés à visiter l’esplanade mais pas à y prier. Or malgré cette interdiction, certains fidèles juifs, qui se rendent de façon croissante sur le site, y sont régulièrement aperçus en train de prier subrepticement.

Mahmoud Al-Zahar, cofondateur du Hamas, à Gaza, en février 2010. (Crédit : Abed Rahim Khatib/Flash90)

Lors d’une conférence de presse jeudi à Gaza, Mahmoud Al-Zahar, a affirmé que son mouvement « suivait les violations » à l’esplanade des Mosquées et les « préparatifs » de « groupes sionistes » en vue des fêtes juives.

Israël portera « la peine responsabilité des répercussions de ces violations », a affirmé M. Zahar, ajoutant que de « précédentes violations sionistes ont conduit à de nombreuses escalades ».

En mai 2021, des violences sur le site et ailleurs dans la capitale avaient dégénéré en escalade meurtrière entre Israël et le Hamas à Gaza.

Et au printemps dernier, alors que Pessah (Pâque juive) coïncidait avec le ramadan, mois de jeûne musulman, des affrontements avaient éclaté à plusieurs reprises, faisant des centaines de blessés palestiniens sur et autour de l’esplanade.

Israël fête à partir de la semaine prochaine Rosh HaShana (Nouvel an, 25-27 septembre), Yom Kippour (Grand pardon, 4-5 octobre) et Soukkot (Fête des Cabanes, 9-10 et 16-17 octobre).

Des centaines d’Israéliens ont déjà commencé à affluer, jour et nuit, dans la Vieille Ville pour prier au mur Occidental, situé en contrebas du mont du Temple.

La bande de Gaza est placée sous blocus par Israël et par l’Égypte depuis plus de 15 ans, une tentative de contenir les terroristes du Hamas qui contrôlent l’enclave côtière. Israël explique que ces restrictions sévères placées sur le déplacement des personnes et des biens sont nécessaires pour des questions de sécurité nationale.

Les critiques, pour leur part, déplorent l’impact du blocus sur les Gazaouis ordinaires, dont la moitié à environ est au chômage, selon le Bureau central des statistiques palestinien.

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