35 000 Palestiniens ont quitté Gaza via l’Egypte et la Turquie – média
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35 000 Palestiniens ont quitté Gaza via l’Egypte et la Turquie – média

Le Hamas va imposer des restrictions aux jeunes Gazaouis éduqués qui quittent Gaza pour des "vacances" à travers le point de passage de Rafah qui est ouvert

Des palestiniens rassemblés au point de passage de Rafah alors qu'il attendant pour se rendre en Egypte après que le passage a été ouvert pour trois jours pour des cas humanitaires, dans le sud de la bande de Gaza, le 12 avril 2018.  (AFP PHOTO / SAID KHATIB)
Des palestiniens rassemblés au point de passage de Rafah alors qu'il attendant pour se rendre en Egypte après que le passage a été ouvert pour trois jours pour des cas humanitaires, dans le sud de la bande de Gaza, le 12 avril 2018. (AFP PHOTO / SAID KHATIB)

Environ 35 000 Palestiniens ont quitté la bande de Gaza en 2018 et ne sont pas rentrés à cause de la crise financière, a rapporté un article publié dimanche, alors que le groupe terroriste du Hamas impose des mesures pour endiguer le flux d’émigration.

Le point de passage de Rafah entre la bande de Gaza et l’Egypte a été ouvert en novembre 2017 pour la première fois depuis 10 ans, laissant des Gazaouis prendre un avion en direction de la Turquie pour y passer des vacances.

Pourtant, de nombreux résidents – pour la plupart jeunes et éduqués – y ont vu une opportunité de fuir l’enclave appauvrie, a annoncé dimanche le journal Haaretz. Ils sont passés illégalement en bateaux vers la Grèce, avant de voyager vers d’autres pays européens – principalement l’Allemagne et la Suède.

Parmi les dizaines de migrants morts le mois dernier quand un bateau s’est reversé au large des côtes de Turquie, il y avait plus de 13 Palestiniens fuyant Gaza, selon l’article.

L’article citait des données des Nations unies et d’autres organisations pour conclure que « des estimations en Israël » sont que le nombre de ceux qui ont fui Gaza et qui ne sont pas rentrés était de 35 000.

Le Hamas, qui a pris le contrôle de Gaza par la force en 2007, conduisant Israël et l’Egypte à imposer un blocus depuis lors – a vu, dès le départ, l’ouverture du point de passage de Rafah comme une manière d’empocher de l’argent via des paiements pour les permis, les passeports, les transports et les pots-de-vin reçus en pour faire sortir quelqu’un, a expliqué Haaretz.

Des Palestiniens attendent de voyager en Egypte à travers le point de passage de Rafah dans le sud de la bande de Gaza, le 26 septembre 2018. (Said Khatib/AFP)

Mais au fil du temps, le Hamas s’est rendu compte que cette possibilité était exploitée par ceux qui avaient les moyens de chercher à obtenir une meilleure vie ailleurs et d’envoyer de l’argent à leurs familles dans Gaza.

Il y aurait notamment eu le départ de 150 médecins, conduisant le Hamas à interdire le départ de tout le personnel médical.

Le chômage de jeunes dans Gaza est à 70 %, selon la Banque mondiale, qui a dit que sa cause principale est le blocus de la bande de Gaza. Israël affirme que le blocus est nécessaire pour empêcher le Hamas d’importer des armes et d’autres équipements qui pourraient être utilisés pour attaquer Israël. Des groupes de défense des droits de l’homme affirment qu’il s’agit d’une punition collective pour les environ deux millions d’habitants de la bande de Gaza.

Capture d’écran d’une vidéo diffusée par la chaîne publique Kan d’une manifestation dans la bande de Gaza contre le coût de la vie, le 15 mars 2019. (Capture d’écran : Twitter)

En mars, des centaines de Palestiniens ont participé à des manifestations contre la hausse des prix et en opposition au Hamas dans de nombreux endroits de la bande de Gaza.

Les forces de sécurité du Hamas ont durement réprimé et frappé des manifestants et arrêté des centaines de personnes, ont déclaré des groupes de défense des droits de l’homme. Les manifestations se sont depuis affaiblies.

Le Hamas, un mouvement islamiste qui cherche ouvertement la destruction d’Israël, a combattu trois guerres contre l’Etat juif depuis 2008, et a lancé des milliers de roquettes sur des villes israéliennes, mais aussi des ballons incendiaires et de cerfs volants transportant des engins explosif qui, l’été dernier, ont brûlé de larges surfaces de terres agricoles.

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