395 nouveaux cas de COVID-19 en un jour – le taux le plus bas depuis des mois
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395 nouveaux cas de COVID-19 en un jour – le taux le plus bas depuis des mois

Le nombre de tests a baissé pendant le week-end ; le taux de tests positifs chute à 2,8 % après avoir atteint les 15 %, fin septembre

Des gens font leur marché à Ramlé, dans le centre du pays, le 16 octobre 2020. (Crédit : Yossi Aloni/Flash90)
Des gens font leur marché à Ramlé, dans le centre du pays, le 16 octobre 2020. (Crédit : Yossi Aloni/Flash90)

Moins de 400 nouveaux cas de coronavirus ont été confirmés, samedi, dans le pays – le chiffre le plus bas depuis le mois de juin alors que la deuxième vague de coronavirus, en Israël, semble retomber après quatre semaines de confinement national.

Les données publiées dimanche matin par le ministère de la Santé révèlent qu’il y a eu 395 nouveaux cas de coronavirus qui ont été diagnostiqués samedi, trois semaines seulement après que le chiffre quotidien des nouvelles infections eut atteint les 8 000.

Aussi, le nombre de dépistages diminue habituellement pendant le week-end. Néanmoins, le taux de résultats de tests positifs – qui est généralement inversement proportionnel à la baisse du nombre de tests – a également atteint un taux bas de 2,8 % sur un total de 14 149 tests effectués.

Fin septembre, le taux de positivité flirtait avec les 15 %.

Le nombre de nouveaux cas porte le nombre total d’Israéliens touchés par le virus, depuis le début de la pandémie, à 308 832 – avec notamment 33 727 cas actifs, un chiffre qui a, lui aussi, spectaculairement chuté au cours des semaines passées.

2 190 personnes sont décédées des suites de la COVID-19 dans le pays. Il y a actuellement 673 personnes qui ont développé une forme grave de la maladie, dont 237 qui ont été placées sous respirateur.

205 se trouvent dans un état modéré et les autres ne présentent que des symptômes légers, voire une version asymptomatique de la maladie.

Un membre du personnel médical du centre médical Shaare Zedek de Jérusalem en équipement de protection effectue un prélèvement sur une femme pour un test de coronavirus (COVID-19), devant l’unité coronavirus de l’hôpital de Jérusalem le 14 septembre 2020. (Nati Shohat / Flash90)

Israël a commencé à sortir, dimanche, du confinement qui était imposé depuis un mois. Cela a été le second bouclage du pays de l’année 2020.

Dès dimanche, les Israéliens pourront, à nouveau, se déplacer au-delà d’un périmètre d’un kilomètre autour de leurs habitations et se rendre chez les membres de leurs familles ou des amis en respectant les limitations imposées aux rassemblements (qui devront se limiter à dix personnes en espace clos et à vingt personnes en plein air). Les garderies et les jardins d’enfants pourront rouvrir, les restaurants pourront fournir des services de vente à emporter, les entreprises ne recevant pas de public pourront reprendre leurs activités, les Israéliens pourront aller dans les parcs nationaux et sur les plages. Le mur Occidental et le complexe du mont du Temple seront ouverts aux fidèles, sous couvert du respect de certaines restrictions.

Avant la levée partielle des mesures de confinement, le Premier ministre a, une fois encore, défendu sa décision prise il y a un mois de boucler le pays pour réduire les taux d’infection au coronavirus qui grimpaient en flèche, ajoutant que l’Etat juif, cette fois, s’ouvrirait graduellement.

« Nous allons sortir prudemment du confinement cette fois, en suivant le plan qui a été établi par les experts du ministère de la Santé », a déclaré Netanyahu aux journalistes au cours d’une conférence de presse télévisée, samedi soir.

« Si tout le monde se conforme aux règles, je suis sûr que cela fonctionnera », a ajouté le Premier ministre.

Les responsables ont averti qu’en cas de nouvelle hausse des taux de contamination, les restrictions pourraient être réimposées.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu pendant une conférence de presse à son bureau de Jérusalem, le 17 octobre 2020 (Capture d’écran : YouTube)

La levée de certaines règles, qui avaient été mises en vigueur en date du 18 septembre, a été approuvée jeudi par le gouvernement de Netanyahu, le nombre de nouveaux cas n’ayant pas excédé une moyenne de 2 000 par jour depuis une semaine, ce qui était une condition indispensable.

L’assouplissement des limitations doit avoir lieu en plusieurs phases et s’étendra jusqu’au mois de février 2021.

Mais cette réouverture, dimanche, survient également dans un contexte d’inquiétudes portant sur une éventuelle ignorance des règles de la part du public israélien qui serait susceptible d’inverser les tendances aux progrès.

Ainsi, samedi, Netanyahu a appelé les Juifs ultra-orthodoxes à suivre les règles mises en place dans la lutte contre le coronavirus après l’appel lancé par l’un de ses responsables éminents, le rabbin Chaim Kanievsky, à ce que le système d’enseignement accueillant les garçons haredim ouvre ses portes dès dimanche, malgré les interdictions gouvernementales.

Netanyahu a appelé la communauté ultra-orthodoxe à « ne pas faire cela » et à respecter les mesures mises en place.

« La Torah sanctifie la vie et [l’ouverture des écoles] met la vie en péril », a-t-il affirmé.

Photo d’illustration : Une mère et ses deux jeunes fils vont à l’école (Crédit : Yonatan Sindel/Flash 90)

Les crèches et écoles maternelles pour les enfants âgés de zéro à six ans vont ouvrir également dans les secteurs très touchés par l’épidémie de coronavirus – catégorisés sous le terme de « zones rouges » – et qui se situent principalement dans les centres de population ultra-orthodoxes où les taux d’infection restent élevés. Mais la majorité des restrictions induites par le confinement resteront en place là-bas jusqu’à mercredi minuit au plus tôt, selon les autorités. Sont notamment concernés Bnei Brak, au sud de la rue Jabotinsky, Beitar Ilit, Modiin Ilit, Elad, Rechasim, une ville du nord du pays, et les quartiers de Ramat Shlomo, Ramat Eshkol, Maalot Dafna et de Kiryat Mattersdorf à Jérusalem.

L’homme fort de la lutte contre le coronavirus au sein de l’Etat juif a mis en garde, samedi, contre une éventuelle complaisance.

Prenant la parole lors d’un discours télévisé, Ronni Gamzu a remercié les Israéliens pour leur respect des règles tout en avertissant que le pays était loin d’être tiré d’affaire dans la crise.

Gamzu a déclaré qu’Israël devait passer en dessous de la barre des mille cas par mois, tout en restant en-dessous du taux de reproduction de 0,8 %, pour passer à la prochaine phase du plan graduel mis en place par le ministère de la Santé, qui doit se dérouler sur plusieurs mois sur la base d’impératifs épidémiologiques.

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