Israël en guerre - Jour 138

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5 officiers du CGRI tués à Damas dans une frappe attribuée à Israël

Le chef-adjoint des renseignements en Syrie des Gardiens de la révolution figure parmi les victimes ; le bâtiment qui les abritait aurait été pris pour cible "par des missiles de précision israéliens"

Les forces de sécurité et des badauds rassemblés devant un bâtiment détruit dans une frappe attribuée à Israël, à Damas, le 20 janvier 2024. (Crédit : AFP)
Les forces de sécurité et des badauds rassemblés devant un bâtiment détruit dans une frappe attribuée à Israël, à Damas, le 20 janvier 2024. (Crédit : AFP)

Une frappe israélienne présumée qui a eu lieu à Damas a entraîné la mort du chef des renseignements en Syrie du Corps des gardiens de la révolution islamique et de quatre autres membres du CGRI iranien, samedi, ont noté les médias iraniens.

« Le chef des Renseignements pour la Syrie des Gardiens de la révolution, son adjoint et deux autres membres des Gardiens de la révolution islamique sont tombés en martyrs en Syrie, tués par Israël », a déclaré l’agence de presse iranienne Mehr, citant une source proche du dossier qui n’a pas été identifiée. Un cinquième mort a ensuite été annoncé par le Corps des gardiens de la révolution islamique.

Les médias de l’État syrien ont évoqué « une agression israélienne ». Une source proche des services de sécurité, dans le cadre d’un réseau de groupes proches du gouvernement syrien et de son allié majeur, l’Iran, a fait savoir que l’immeuble de plusieurs étages qui a été visé a été pris pour cible « par des missiles de précision israéliens ».

Aucune confirmation de cette frappe n’a été apportée par Israël qui ne commente que rarement ses attaques présumées en Syrie. L’Iran a elle annoncé qu’elle « se réservait le droit de répondre » à la frappe. Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Nasser Kanani, a déclaré que Téhéran réagirait « au moment et au lieu appropriés » et a condamné « une escalade des attaques agressives et provocatrices » de la part d’Israël, l’ennemi juré de Téhéran.

Les forces de sécurité et des badauds rassemblés devant un bâtiment détruit dans une frappe israélienne présumée à Damas, le 20 janvier 2024. (Crédit : Louai Beshara/AFP)

Un porte-parole du Jihad islamique palestinien a indiqué à Reuters qu’aucun membre de son groupe n’a été blessé dans une frappe israélienne présumée à Damas, suite à des informations qui avaient laissé entendre que certains se trouvaient dans le bâtiment qui a été bombardé.

Des médias israéliens et arabes avaient dit que le leader du Jihad islamique palestinien Akram al-Ajouri avait, lui aussi, été tué dans cette attaque.

La frappe a été menée dans le quartier de Mazzeh, zone placée sous haute-sécurité qui accueille le siège des Nations unies et les ambassades.

Un épicier, à proximité de la scène de la frappe, a dit avoir entendu cinq explosions consécutives à environ 10h15 du matin, ajoutant qu’il avait ensuite vu les corps d’un homme et d’une femme qui étaient enlevés, et qu’il avait aperçu trois blessés.

« Le magasin a tremblé. Je suis resté à l’intérieur pendant quelques secondes puis je suis sorti, j’ai vu la fumée s’élever de derrière la mosquée », a déclaré l’homme qui a demandé que son nom ne soit pas révélé pour des raisons de sécurité.

Cette frappe israélienne présumée a eu lieu quelques jours après que l’Iran a procédé à des tirs de missiles en direction de ce qui était, selon Téhéran, « le quartier-général d’espionnage » d’Israël dans un quartier luxueux situé à côté du Consulat américain d’Erbil, le siège de la région kurde semi-autonome du nord de l’Irak.

Le mois dernier, le général de premier plan du Corps des gardiens de la révolution, Razi Mousavi, avait été tué à Damas, entraînant des menaces de représailles de la part de Téhéran.

Des personnes assistant aux funérailles d’un général iranien de haut rang, Seyed Razi Mousavi, à Najaf, en Irak, le 27 décembre 2023. (Crédit : Anmar Khalil/AP Photo)

Il y a eu, ces dernières semaines, plusieurs frappes israéliennes présumées menées contre des sites en Syrie, dans le cadre de l’effort de l’État juif visant à empêcher l’Iran de fournir des armes à son allié et groupe proxy, le Hezbollah, qui a renforcé ses attaques contre le nord d’Israël au cours des derniers mois dans un contexte de guerre en cours à Gaza.

Le ministre de la Défense Yoav Gallant a indiqué à son homologue américain, Lloyd Austin, jeudi soir, qu’Israël était sur le point de prendre une décision sur le Liban et sur le conflit avec le Hezbollah, le groupe terroriste soutenu par l’Iran.

Les responsables libanais ont dit, jeudi, que le Hezbollah avait refusé la proposition faite par Washington de mettre un terme aux hostilités contre Israël, notamment en retirant ses hommes armés de la frontière, tout en restant ouverts à la diplomatie américaine pour éviter une guerre qui serait ruineuse.

Les propos tenus par Gallant ont suivi des paroles similaires qui ont été prononcées par le chef d’état-major Herzi Halevi au début de la semaine, qui a dit qu’une guerre dans le nord, dans les prochains mois, devenait plus probable.

Un panache de fumée s’élevant lors d’un échange de tirs entre l’armée et et les terroristes du Hezbollah à la frontière entre Israël et le Liban, le 26 décembre 2023. (Crédit : Ayal Margolin/Flash90)

Depuis le 8 octobre, vingt-quatre heures après l’attaque meurtrière qui a été commise par le Hamas dans le sud d’Israël, le Hezbollah a lancé des attaques frontalières presque quotidiennement – lançant des roquettes, des drones et des missiles vers le nord d’Israël, dans une campagne visant, selon lui, à soutenir le Hamas.

Ces attaques ont forcé la majorité des résidents, dans un périmètre de plusieurs kilomètres de la frontière, à évacuer. Israël a riposté en frappant des cibles du Hezbollah régulièrement, et l’État juif a averti qu’il ne saurait tolérer la présence continue des terroristes sur la frontière.

Le Hamas, organisation terroriste soutenue par l’Iran, a lancé une attaque massive dans le sud d’Israël, le 7 octobre, tuant approximativement 1 200 personnes en Israël et enlevant 240 personnes, des civils pour la plupart, commettant des atrocités et se livrant à des agressions sexuelles.

En réponse, Israël a juré d’éliminer le Hamas, lançant une campagne militaire d’ampleur à Gaza dont l’objectif est de détruire les capacités militaires et de gouvernance du groupe.

L’Iran, qui soutient financièrement et militairement le Hamas, a salué « le succès » de l’assaut du 7 octobre tout en niant avoir été impliquée dans l’attaque.

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