A Londres, une marche inter-confessionnelle contre le terrorisme
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A Londres, une marche inter-confessionnelle contre le terrorisme

Des centaines de 'pèlerins' toutes religions confondues ont marché sous la pluie pour afficher leur rejet de la haine

De gauche à droite :  Rabbi Jonathan Wittenberg, l'Assistant du secrétaire général de l' Association musulmane de Grande Bretagne, Ibrahim Mogra, la réverende Margaret Cave et une personne non identifiée portant la bannière COEXIST alors qu'il traverse le pont de Westminster pendant la marche inter-religieuse le 19 février 2015 (Crédit : AFP PHOTO / JUSTIN TALLIS )
De gauche à droite : Rabbi Jonathan Wittenberg, l'Assistant du secrétaire général de l' Association musulmane de Grande Bretagne, Ibrahim Mogra, la réverende Margaret Cave et une personne non identifiée portant la bannière COEXIST alors qu'il traverse le pont de Westminster pendant la marche inter-religieuse le 19 février 2015 (Crédit : AFP PHOTO / JUSTIN TALLIS )

Face aux attaques meurtrières d’islamistes radicaux qui ont endeuillé récemment la France et le Danemark, des chrétiens, des juifs et musulmans ont effectué une marche jeudi dans le centre de Londres pour affirmer leur rejet de la haine.

Plus d’une centaine de « pélerins », comme ils se sont qualifiés, dont des reponsables religieux, des enfants ou des retraités, ont marché pendant plusieurs heures sous la pluie de la mosquée de Regent’s Park à la synagogue de Great Portland Street, et jusqu’à l’abbaye de Westminster.

Devant chaque lieu de culte, ils ont partagé un moment de médiation.

« Les terroristes espèrent nous diviser mais leurs atrocités nous unissent », a déclaré à l’AFP cheikh Khalifa Ezzat, l’imam de la mosquée de Regent’s Park, le plus grand lieu de culte musulman de la capitale britannique.

Le rabbin Jonathan Wittenberg, de la synagogue de New North London, a souligné que « les attaques de Paris étaient très effrayantes. Cette violence, c’était un assaut contre la liberté, contre la vie et le judaïsme, que nous avons également observé à Copenhague ».

« Nous ne pouvons pas leur laisser le dernier mot… Pour moi il était très important que nous répondions », a-t-il ajouté.

Margaret Lloyd, une femme de 65 ans venue de Coventry, dans le centre de l’Angleterre, a expliqué de son côté vouloir montrer que « les croyants pouvaient être des personnes de paix » face aux incroyants qui pensent que « la religion est responsable de tous les conflits ».

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