À nouveau faiseur de rois ? Liberman promet d’empêcher un quatrième scrutin
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À nouveau faiseur de rois ? Liberman promet d’empêcher un quatrième scrutin

Le leader d'Yisrael Beytenu, qui a refusé à 2 reprises de rejoindre le gouvernement de Netanyahu, déclare que son parti "prendra une décision dans un sens ou dans l'autre"

Le chef du parti Yisrael Beytenu, Avigdor Liberman, s'exprime au siège du parti à Modi'in, le soir des élections, le 2 mars 2020. (Crédit ; Sraya Diamant/ Flash90)
Le chef du parti Yisrael Beytenu, Avigdor Liberman, s'exprime au siège du parti à Modi'in, le soir des élections, le 2 mars 2020. (Crédit ; Sraya Diamant/ Flash90)

Avigdor Liberman a assuré mardi que son parti Yisrael Beytenu fera « tout » son possible pour empêcher que les Israéliens aient à se rendre, une quatrième fois, aux urnes. Les résultats semblent indiquer qu’avec ses sept sièges, le parti pourrait une nouvelle fois être en position de faiseur de rois.

Le chef du Likud Benjamin Netanyahu semble être en bonne voie pour être le grand vainqueur de ces élections, après dépouillement de 90 % des bulletins. Mais son avance ne lui permet toujours pas d’avoir une majorité de 61 sièges sur les 120 que compte la Knesset, ce qui signifie qu’il aura besoin du soutien d’un autre parti ou de transfuges de l’opposition pour former une coalition.

« Comme nous l’avons promis aux électeurs, nous ferons tout pour empêcher un quatrième scrutin », a déclaré Liberman aux journalistes devant son domicile dans l’implantation de Nokdim. « Nous prendrons une décision dans un sens ou dans l’autre. »

Il a accusé les partis soutenant Netanyahu de former, non pas un bloc de droite, mais « un bloc messianique ultra-orthodoxe ».

Le dirigeant d’Yisrael Beytenu a indiqué que son parti se réunira dans la semaine pour prendre une décision.

« Nous nous déciderons en fonction de ce qui est bien pour Israël et conformément à nos promesses électorales », a-t-il ajouté.

Pendant sa campagne, Liberman a promis qu’il ne rejoindrait pas un gouvernement dirigé par le Likud qui comprendrait les partis ultra-orthodoxes.

« Nous ne bougerons pas d’un millimètre sur nos promesses de campagne », a-t-il juré.

Photo montage, de gauche à droite : le chef du parti Kakhol lavan, Benny Gantz, le chef du parti Yisrael Beytenu, Avidgor Liberman, et le Premier ministre et chef du Likud, Benjamin Netanyahu. (Crédit : Yonatan Sindel, Noam Revkin Fenton/Flash90)

En mai dernier, Liberman avait refusé de rejoindre un gouvernement Netanyahu en raison de divergences sur la loi concernant le service militaire des ultras-orthodoxes.

Après le scrutin de septembre, il avait fait savoir qu’il ne rejoindrait qu’un gouvernement d’unité réunissant le Likud et Kakhol lavan, mais les deux partis ne sont pas parvenus à se mettre d’accord.

Vendredi, Liberman a déclaré qu’il ne soutiendra probablement aucun Premier ministre, à moins qu’ils ne répondent à ses exigences pour un gouvernement sioniste, laïc et libéral.

Après le dépouillement de près de 90 % des bulletins de vote, le Likud a rassemblé 29,3 % des suffrages, soit 36 sièges, ce qui pourrait être le meilleur résultat enregistré par le parti.

Le parti rival Kakhol lavan, sous l’égide de Benny Gantz, totalise 26,34 % des voix, soit 32 sièges, le pire résultat du parti sur les trois scrutins.

Les décomptes non définitifs accordent aux ultra-orthodoxes Shas et Yahdout HaTorah dix et sept sièges, respectivement, tandis que la droite religieuse Yamina pourrait compter sur environ six sièges, plaçant le bloc de droite à 59 sièges, soit deux sièges de moins que la majorité.

La répartition du nombre de sièges par parti, après dépouillement de 90 % des bulletins de vote, le 3 mars 2020.
La répartition des blocs après dépouillement de 90 % des bulletins de vote, le 3 mars 2020.

Dans l’opposition, la Liste arabe unie devrait obtenir environ 15 sièges, tandis que l’alliance Parti travailliste-Gesher-Meretz en obtiendrait sept.

Cependant, ces résultats sont encore susceptibles d’évoluer dans les heures à venir et n’incluent pas les votes des soldats et des diplomates en poste à l’étranger.

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