Abbas à une réunion du Conseil de sécurité à l’ONU le 20 février
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Abbas à une réunion du Conseil de sécurité à l’ONU le 20 février

L'ambassadeur israélien à l'ONU a estimé que le président de l'AP "cherchait à mettre un terme à toute possibilité de négociations avec Israël" avec sa venue aux Nations unies

Mahmoud Abbas à l'Assemblée générale de l'ONU en septembre 2014 (Crédit : Timothy A. Clary/ AFP)
Mahmoud Abbas à l'Assemblée générale de l'ONU en septembre 2014 (Crédit : Timothy A. Clary/ AFP)

Le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, critiqué récemment par Washington, prononcera une allocution devant le Conseil de sécurité de l’ONU le 20 février, a annoncé jeudi l’ambassadeur du Koweït aux Nations unies, président en exercice du Conseil en février.

Sa venue est « importante » et « il s’exprimera devant le Conseil de sécurité », a indiqué aux médias Mansour al-Otaibi. Le Koweït, dans le cadre de sa présidence du Conseil, est à l’origine de l’invitation faite au président de l’AP. « Personne ne s’est opposé à sa venue », a précisé l’ambassadeur koweïtien.

Le 25 janvier, l’ambassadrice des Etats-Unis aux Nations unies, Nikki Haley, avait vivement critiqué Mahmoud Abbas, en estimant, devant le Conseil de sécurité, que le dirigeant palestinien n’avait pas le courage nécessaire pour parvenir à un accord de paix avec Israël.

Auparavant, le président Donald Trump avait accusé les Palestiniens d’avoir « manqué de respect » aux Etats-Unis, lors du Forum économique mondial de Davos en Suisse.

« Nous n’allons pas courir après une gouvernance palestinienne qui n’a pas ce qu’il faut pour parvenir à la paix », a dit Nikki Haley. « Pour obtenir des résultats historiques, nous avons besoin de dirigeants courageux », a-t-elle ajouté.

M. Abbas « a rejeté tout rôle des Etats-Unis… Il a insulté le président américain », a martelé l’ambassadrice. Tout en assurant que son pays était toujours « profondément engagé » pour parvenir à la paix.

Les relations sont très tendues entre les Etats-Unis et les dirigeants palestiniens depuis la reconnaissance fin 2017 par les Etats-Unis de Jérusalem comme capitale d’Israël.

L’ambassadrice américaine aux Nations unies Nikki Haley aux côtés de l’ambassadeur israélien à l’ONU Danny Danon, à leur arrivée à une rencontre avec le président Reuven Rivlin à la résidence de ce dernier à Jérusalem, le 7 juin 2017 (Crédit :Yonatan Sindel/Flash90)

Dans un communiqué publié alors que le Koweït présentait aux médias le programme de sa présidence pour février, l’ambassadeur israélien à l’ONU, Danny Danon, a estimé que le président Abbas « cherchait à mettre un terme à toute possibilité de négociations avec Israël » avec sa venue aux Nations unies.

« En continuant à chercher à agir contre les Etats-Unis et à mener des actions unilatérales contre Israël, Abbas a une mauvaise lecture de la réalité d’aujourd’hui et nuit aux perspectives d’un meilleur avenir pour son peuple », a ajouté le diplomate israélien.

La semaine du 19 février sera riche à l’ONU en discussions sur le conflit israélo-palestinien car le Koweït a aussi prévu le jeudi 22 une réunion informelle sur ce sujet avec une participation de l’ex-président américain démocrate Jimmy Carter. Ce dernier est à l’origine à la fin des années 70 d’un traité de paix historique entre Israël et l’Egypte.

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