Israël en guerre - Jour 232

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Abbas va reconsidérer ses liens avec Washington suite au veto à son adhésion à l’ONU

Le ministre chinois des Affaires étrangères exhorte de son côté l'ONU à admettre un État palestinien "pour corriger une injustice historique prolongée"

Le secrétaire d'État américain Antony Blinken (à gauche) et le dirigeant de l'AP Mahmoud Abbas lors de leur rencontre, à Ramallah, en Cisjordanie, le 7 février 2024. (Crédit : Mark Schiefelbein/AP/Pool)
Le secrétaire d'État américain Antony Blinken (à gauche) et le dirigeant de l'AP Mahmoud Abbas lors de leur rencontre, à Ramallah, en Cisjordanie, le 7 février 2024. (Crédit : Mark Schiefelbein/AP/Pool)

L’Autorité palestinienne (AP) va reconsidérer ses relations bilatérales avec les États-Unis après que Washington a opposé son veto à une demande palestinienne d’adhésion à part entière aux Nations unies, a fait savoir le président de l’AP, Mahmoud Abbas, dans une interview accordée samedi à l’agence de presse officielle WAFA.

Les États-Unis ont mis fin jeudi au rêve d’adhésion pleine et entière des Palestiniens à l’ONU, en opposant sans surprise leur veto à une résolution au Conseil de sécurité.

Le projet de résolution de l’Algérie recommandant l’adhésion palestinienne a recueilli 12 voix pour, 1 contre et 2 abstentions (le Royaume-Uni et la Suisse).

Cette menace, qu’Abbas avait déjà formulée sous le mandat du président américain Joe Biden sans y donner suite, a été publiée en arabe par l’agence de presse de l’AP, mais ne figure pas dans la traduction anglaise de ce que WAFA qualifie « d’interview exclusive ».

L’ambassadeur adjoint des États-Unis, Robert Wood, votant contre une résolution lors d’une réunion du Conseil de sécurité, au siège des Nations unies, le 18 avril 2024. (Crédit : Yuki Iwamura/AP)

« Alors que le monde s’accorde sur l’application du droit international et soutient le droit des Palestiniens, l’Amérique continue de soutenir l’occupation, refusant d’obliger Israël à mettre fin à sa guerre génocidaire. Elle fournit à Israël des armes et des fonds qui tuent nos enfants et détruisent nos maisons, et elle se dresse contre nous dans les forums internationaux, dans des positions qui ne servent pas la sécurité et la stabilité dans la région », a déclaré Abbas.

« Les États-Unis ont violé toutes les lois internationales et abandonné toutes les promesses concernant la solution à deux États et l’instauration de la paix dans la région », a-t-il ajouté.

Le chef de l’AP a également accusé l’administration Biden d’avoir « renié ses promesses et ses engagements […] en restant silencieuse sur le vol [par Israël] des fonds palestiniens », tout en affirmant qu’il n’y aura pas de stabilité régionale sans une résolution « juste » du conflit israélo-palestinien.

« Jérusalem, avec ses lieux saints islamiques et chrétiens, est une ligne rouge que personne ne peut franchir », a affirmé Abbas, sans mentionner les liens du judaïsme avec la ville.

Le ministre chinois des Affaires étrangères Wang Yi s’exprimant lors d’une conférence de presse conjointe avec le ministre palestinien des Affaires étrangères Riyad al-Maliki, au ministère des Affaires étrangères, à Pékin, le 13 avril 2017. (Crédit : Mark Schiefelbein/AP)

Selon le ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi, les efforts déployés pour admettre un État palestinien au sein des Nations unies visent à rectifier une injustice de longue date, a rapporté le média d’État Xinhua.

Il a fait ces remarques lors d’une conférence de presse conjointe avec son homologue de Papouasie-Nouvelle-Guinée au cours d’une visite samedi dans le pays.

« L’admission rapide de la Palestine au sein des Nations unies est une mesure visant à rectifier une longue injustice historique », a déclaré Wang, cité par Xinhua.

Les États-Unis s’opposent depuis longtemps aux tentatives palestiniennes d’obtenir de manière unilatérale le statut d’État à l’ONU, estimant que cet objectif devrait relever de négociations avec Israël.

Plus récemment, des responsables américains ont déclaré que de tels efforts nuisaient également à la poursuite par l’administration Biden d’une solution à deux États par le biais d’une initiative régionale plus large qu’elle cherche activement à faire progresser.

Les États-Unis n’ont cessé de répéter que leur position « n’a pas changé » depuis 2011, lorsque la demande d’adhésion présentée par Abbas a tourné court avant même d’arriver au Conseil.

Idéalement, les États-Unis souhaitent parvenir à un accord permettant la libération des otages contre la promesse d’un cessez-le-feu, provisoire puis définitif, entre Israël et le groupe terroriste palestinien du Hamas.

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