Abdallah II : pas de paix sans résolution de la question palestinienne
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Abdallah II : pas de paix sans résolution de la question palestinienne

Elisabeth Guigou s'inquiète de la présence de l'État islamique dans la bande de Gaza

Le roi Abdallah II de Jordanie devant l'Assemblée générale de l'ONU à New York le 28 septembre 2015 (Capture d'écran: YouTube)
Le roi Abdallah II de Jordanie devant l'Assemblée générale de l'ONU à New York le 28 septembre 2015 (Capture d'écran: YouTube)

La paix au Moyen-Orient, et au-delà, ne sera atteinte que si l’on résout la question palestinienne, a affirmé jeudi le roi Abdallah II de Jordanie, à l’ouverture d’une conférence à Rome sur la Méditerranée.

« Tant que les droits des Palestiniens ne seront pas respectés, des millions de personnes dans le monde se montreront cyniques en ce qui concerne la réalité de la justice internationale », a déclaré le roi, à l’occasion de cette conférence intitulée « Med 2015 ».

Un point de vue partagé par le secrétaire général de la Ligue arabe, Nabil El-Araby, qui a fait remarquer que nombre de résolutions des Nations unies, pourtant votées à l’unanimité par le Conseil de sécurité, n’avaient jamais été appliquées.

Capture d’écran Elisabeth Guigou (Crédit : LCP)
Capture d’écran Elisabeth Guigou (Crédit : LCP)

« N’oublions pas le conflit israélo-palestinien », car sinon cela signifierait que « nous acceptons que la situation s’aggrave », si par exemple l’organisation Etat islamique (EI) prend pied dans la bande de Gaza, a renchéri de son côté Elisabeth Guigou, présidente de la commission des Affaires étrangères à l’Assemblée nationale française.

Le roi de Jordanie a également évoqué le « fardeau » que représentent les réfugiés syriens pour son pays.

La Jordanie accueille actuellement 1,4 million de réfugiés syriens, soit « un pour cinq Jordaniens », a-t-il précisé. « Un quart de notre budget national est consommé par les coûts relatifs aux réfugiés ».

Et s’il n’est pas question de renoncer à les accueillir, car c’est « un devoir moral », la réalité, « c’est que nous, et quelques autres pays de la région, portons le fardeau des réfugiés pour le compte de l’entière communauté internationale », a déploré le roi Abdallah II.

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