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Aide humanitaire : Kerem Shalom va ouvrir pour la première fois depuis le début de la guerre

Israël utilisera les installations de Kerem Shalom pour inspecter les camions, mais ceux-ci devront toujours entrer dans la bande de Gaza par Rafah

Jacob Magid est le correspondant du Times of Israël aux États-Unis, basé à New York.

Le point de passage Kerem Shalom qui relie la bande de Gaza et Israël, le 7 juin 2015. (Crédit : Abed Rahim Khatib/Flash90)
Le point de passage Kerem Shalom qui relie la bande de Gaza et Israël, le 7 juin 2015. (Crédit : Abed Rahim Khatib/Flash90)

Israël va ouvrir le passage de Kerem Shalom avec Gaza à l’inspection des camions d’aide humanitaire pour la première fois depuis le début de la guerre, a annoncé jeudi un haut responsable israélien.

Cette mesure, qui devrait être mise en œuvre dans les prochains jours, a pour but de faciliter l’augmentation du nombre de camions d’aide qui peuvent entrer dans la bande de Gaza chaque jour. Israël inspecte actuellement les camions au point de passage de Nitzana, plus petit, entre Israël et l’Égypte, avant de les envoyer à Rafah.

Israël utilisera les installations de Kerem Shalom pour inspecter les camions, mais ceux-ci devront toujours entrer dans la bande de Gaza par Rafah.

L’administration Biden et la communauté internationale dans son ensemble font pression sur Israël depuis des semaines pour qu’il ouvre Kerem Shalom, qui était auparavant le principal point de passage des marchandises à Gaza. Depuis le début de la guerre, toute l’aide entre dans la bande de Gaza par le point de passage égyptien de Rafah, qui est principalement destiné aux piétons.

Mais le gouvernement israélien a pris des mesures pour se déconnecter de Gaza à la suite du sanglant assaut du Hamas du 7 octobre et limite également la quantité de l’aide qu’il autorise à entrer dans Gaza tant que les otages ne seront pas libérés ou visités par la Croix-Rouge.

Israël a également cherché à limiter la quantité de carburant qu’il autorise à entrer dans la bande de Gaza, craignant qu’il ne soit détourné par le groupe terroriste palestinien du Hamas. Néanmoins, le cabinet a voté hier soir pour autoriser l’entrée de quantités « minimales » chaque jour afin d’éviter une nouvelle crise humanitaire à la suite des pressions américaines.

Bien que la décision d’ouvrir Kerem Shalom aux inspections n’aille pas aussi loin que l’administration Biden le souhaite, un fonctionnaire américain déclare au Times of Israel qu’il s’agit d’un pas dans la bonne direction et que Washington continuera à faire pression sur Israël pour rouvrir le point de passage à l’entrée et à la sortie des camions d’aide.

Le colonel Elad Goren, du COGAT (Coordinateur des activités gouvernementales dans les Territoires palestiniens), déclare aux journalistes lors d’un briefing que même sans Kerem Shalom, Israël est capable de faciliter l’entrée de 250 camions d’aide chaque jour par le passage égyptien de Rafah vers Gaza.

Les camions arrivent d’abord dans la ville côtière égyptienne d’al-Arish, d’où ils passent par le point de passage israélien de Nitzana pour y être inspectés par les autorités israéliennes. Cependant, Nitzana n’est pas conçu pour cela, ce qui ralentit le processus d’inspection et provoque des goulets d’étranglement à cette étape et à d’autres, c’est pourquoi les États-Unis ont fait pression pour l’utilisation de Kerem Shalom.

Goren insiste sur le fait que les procédures actuellement en place sont suffisantes pour permettre l’entrée de 250 camions et que l’ouverture de Kerem Shalom vise à faciliter l’entrée d’un plus grand nombre de camions, ce qu’Israël soutient, selon lui.

Il suggère que les agences internationales sont à blâmer pour la distribution limitée de l’aide.

 » Le problème, c’est la capacité des agences de l’ONU [à] collecter toute l’aide internationale  » après qu’elle a été inspectée et à s’assurer qu’elle passe par Rafah, explique Goren.

« Nous autorisons des centaines de camions à entrer dans Gaza [chaque jour]. C’est juste une question de logistique et de ce que l’ONU peut prendre et distribuer à l’intérieur de Gaza, et nous continuerons à travailler avec toutes les organisations internationales afin d’augmenter leurs capacités », ajoute-t-il.

Les responsables de l’ONU ont rejeté l’accusation israélienne, affirmant que l’opération militaire en cours de Tsahal a pratiquement entravé sa capacité à distribuer de l’aide et soutenant qu’un cessez-le-feu humanitaire à long-terme est crucial.

Avant le début de la guerre, environ 500 camions entraient chaque jour dans la bande de Gaza, principalement par Kerem Shalom, mais aussi par le point de passage égyptien de Salah ad-Din, estimé moins bien inspecté.

Depuis la guerre, le nombre de camions entrant chaque jour dans la bande de Gaza est bien inférieur à 100. Pendant la récente trêve de sept jours – qui a pris fin le 1er décembre après que le Hamas n’a pas fourni la liste des otages qu’il avait l’intention de libérer et a commencé à tirer des roquettes une heure avant l’expiration de la trêve – environ 200 camions entraient chaque jour. Ce nombre a chuté depuis, avec seulement 80 camions et plusieurs camions de carburant entrés hier.

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