Aile politique du MEK : la victoire de Raïssi illustre la faiblesse du régime
Rechercher

Aile politique du MEK : la victoire de Raïssi illustre la faiblesse du régime

Le peuple iranien clame que "le régime des mollahs est dans l’impasse" et menacé d'un "renversement", a assuré la cheffe du Conseil national de la résistance iranienne

Des manifestants posent avec des potences factices alors qu'ils participent à une manifestation appelée par le Conseil national de la résistance iranienne (CNRI) contre le régime iranien, devant la porte de Brandebourg à Berlin, le 10 juillet 2021. (Crédit : Paul Zinken/AFP)
Des manifestants posent avec des potences factices alors qu'ils participent à une manifestation appelée par le Conseil national de la résistance iranienne (CNRI) contre le régime iranien, devant la porte de Brandebourg à Berlin, le 10 juillet 2021. (Crédit : Paul Zinken/AFP)

L’élection d’Ebrahim Raïssi à la présidence iranienne montre en réalité la faiblesse du régime, a affirmé samedi la cheffe du Conseil national de la résistance iranienne (CNRI), Mariam Radjavi, au cours d’une vaste réunion de ce mouvement.

Le peuple iranien clame que « le régime des mollahs est dans l’impasse » et menacé d’un « renversement », « Le peuple et la résistance marchent vers la victoire et l’Iran sera libre », a assuré Mme Radjavi pendant cette rencontre à la fois virtuelle et présentielle dans la base du mouvement d’opposition en exil en Albanie.

L’évènement réunissait des milliers de militants du CNRI, l’aile politique du MEK, les Moudjahidines du peuple, considéré comme un mouvement terroriste par les autorités iraniennes mais aussi des parlementaires américains, britanniques, français, etc.

« Nous sommes à un moment décisif, quand tout est possible », a-t-elle affirmé du camp d’Ashraf 3 en Albanie, faisant allusion à la situation sanitaire de l’Iran en proie au coronavirus et à la crise économique qui frappe ce pays.

La victoire électorale de M. Raïssi issu du camp conservateur et marquée par une faible participation montre que le régime « resserre les rangs pour préserver son pouvoir », selon elle.

Des membres de la communauté anglo-iranienne tiennent des pancartes de la présidente du Conseil national de la résistance iranienne (CNRI), Maryam Radjavi, lors d’un rassemblement de soutien à la lutte du peuple iranien pour un Iran libre et démocratique, en face de Downing Street dans le centre de Londres, le 10 juillet 2021. (Crédit : Justin Tallis/AFP)

« Mais ils (les dirigeants iraniens, ndlr) ont creusé leur propre tombe. Ils sont comme un scorpion cerné de flammes qui se pique », a-t-elle poursuivi, comparant cette élection à l’instauration en 1978 de la loi martiale par le dernier Chah d’Iran, Mohammad Reza Pahlavi, « qui a eu un résultat contraire à ses attentes » puisqu’il a plus tard été renversé par la révolution islamique.

M. Raïssi est accusé par le CNRI d’avoir joué un rôle clé dans l’exécution en 1988 de milliers de prisonniers membres du MEK. Mme Radjavi a déclaré qu’il faisait partie, avec d’autres responsables du pays, d’une « horde de cannibales » qui devraient être jugés pour crimes contre l’humanité et ne devraient pas être autorisés à s’exprimer devant les Nations unies à New York.

Le nouveau président iranien Ebrahim Raissi salue les journalistes à la fin d’une conférence de presse à Téhéran, le 21 juin 2021. (Crédit :Vahid Salemi/AP)

L’ancien secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo a quant à lui estimé que M. Raïssi se positionnait en tant qu' »héritier » du Guide suprême Ali Khamenei, ajoutant qu’il devrait rendre des comptes pour les massacres de 1988.

« Le régime est au plus bas depuis des décennies », a-t-il affirmé dans son message vidéo.

Les dirigeants iraniens « vont continuer leur spectacle le plus longtemps possible. J’ai confiance dans le peuple iranien qui ne le permettra pas », a-t-il encore dit, mettant aussi en garde les Occidentaux qui seraient tentés de négocier avec l’Iran sur le dossier nucléaire. « Tout accord avec Raïssi équivaudrait à s’entendre avec un tueur en masse ».

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...