Akunis critique la chef de la diplomatie de l’UE pour ses larmes en public
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Akunis critique la chef de la diplomatie de l’UE pour ses larmes en public

Visant la réaction émue de Federica Mogherini concernant les attaques de Bruxelles, Ofir Akunis du Likud a déclaré : "Imaginez si Thatcher ou Meir avait fait cela"

Stuart Winer est journaliste au Times of Israël

Federica Mogherini pleure pendant une conférence de presse conjointe avec son homologue jordanien, le 22 mars 2016 (Crédit : STR/AFP)
Federica Mogherini pleure pendant une conférence de presse conjointe avec son homologue jordanien, le 22 mars 2016 (Crédit : STR/AFP)

Le ministre israélien de la Science et de la technologie a fustigé jeudi le chef de la politique étrangère de l’UE, Federica Mogherini, pour avoir pleuré mardi lors d’une conférence de presse en Jordanie, après avoir appris les attaques terroristes meurtrières de Bruxelles.

Le ministre du Likud Ofir Akunis a déclaré qu’ « un chef de file ne s’effondre pas en larmes devant les caméras. Imaginez si [l’ancienne Premier ministre britannique Margaret] Thatcher ou [l’ancienne dirigeante israélienne Golda] Meir l’avaient fait ».

Meir, qui était Premier ministre pendant la guerre de Kippour en 1973, était connue pour avoir dit : « Ceux qui ne savent pas comment pleurer avec tout leur cœur ne savent pas rire non plus. »

Les remarques d’Akunis ont été rapportées deux jours après le double attentat de Bruxelles où au moins 31 personnes ont été tuées et plus de 200 ont été blessées.

Au lendemain des attentats de mardi, Akunis a critiqué les Belges pour avoir ignoré les menaces terroristes tout en se concentrant sur l’étiquetage des produits provenant des implantations israéliennes.

« Je vais le répéter : beaucoup en Europe ont préféré s’occuper avec folie de la condamnation d’Israël, de l’étiquetage de ses produits et de son boycott », a déclaré Akunis sur sa page Facebook.

« En ce moment, sous le nez des citoyens européens, des milliers de cellules terroristes islamiques extrémistes ont vu le jour. Il y a ceux qui ont critiqué et se sont moqués de ceux qui tentaient de les avertir. Et il y a ceux qui ont sous-estimé [ces avertissements] ».

Ses commentaires ont été fustigés par le chef de l’opposition Isaac Herzog de l’Union sioniste, qui s’est exprimé contre les Israéliens qui éprouvent une « joie morbide» quant aux évènements douloureux qui ont touché l’Europe.

« C’est assez ! », a déclaré Herzog dans un communiqué. « Arrêtez ces discours méprisables. Comment avez-vous l’audace de dénigrer les victimes innocentes du terrorisme ? D’où vient ce misérable cynisme ? Ceci est une perversion de la morale humaine la plus élémentaire. C’est un moment douloureux au niveau international qui oblige tout le monde à s’identifier avec les familles endeuillées, qui qu’elles soient, et à souhaiter aux blessés un prompt rétablissement « .

Le ministre des Transports Yisrael Katz a également critiqué la complaisance belge face au terrorisme, en déclarant mercredi dans un commentaire, qui a été rapporté dans le monde entier, selon lequel les Belges préfèrent « manger du chocolat » plutôt que de lutter contre le terrorisme.

« S’ils continuent en Belgique à manger du chocolat et à profiter de la vie tout en voulant être de grands démocrates et libéraux, et qu’ils ne définissent pas certains des musulmans qui y demeurent en tant que groupes terroristes, ils ne seront pas en mesure de lutter contre eux », a déclaré Katz à la radio publique.

« L’Europe et les États-Unis ne sont pas prêts à définir clairement qu’il y existe une guerre contre le terrorisme islamique », a-t-il poursuivi. « Quand votre définition n’est pas juste et n’existe pas, vous ne pouvez pas mener une guerre mondiale. »

Ses commentaires ont suscité une condamnation rapide.

« Le gouvernement a mis au point un système pour éradiquer le terrorisme : arrêtez de manger du chocolat », a écrit la députée de l’opposition Shelly Yachimovich dans un message sarcastique sur Twitter.

Katz a suggéré qu’Israël est un exemple de la façon dont il faut prendre position dans la prévention contre le terrorisme.

« Nous continuons à vivre ici, mais nous sommes prêts et n’avons pas d’illusions, ce qui nous vient de notre capacité à définir qui est l’ennemi», dit-il. « Les Européens, et même les États-Unis, n’ont pas défini qui est l’adversaire. »

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