Alors que la date de l’annexion fluctue, Netanyahu presse les Etats-Unis
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Alors que la date de l’annexion fluctue, Netanyahu presse les Etats-Unis

Le Premier ministre va réunir les hauts responsables de la sécurité et prévoit d'autres discussions sur l'extension de la souveraineté à certaines parties de la Cisjordanie

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu lors d'une conférence de presse au bureau du Premier ministre à Jérusalem, le 30 juin 2020 (Crédit:Abir Sultan/POOL/AFP)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu lors d'une conférence de presse au bureau du Premier ministre à Jérusalem, le 30 juin 2020 (Crédit:Abir Sultan/POOL/AFP)

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu continuera à discuter d’une possible annexion de certaines parties de la Cisjordanie avec l’administration américaine, a déclaré son cabinet dans un communiqué mercredi, le jour cible que le Premier ministre s’était fixé pour entamer le processus controversé.

Dans le même temps, Netanyahu a convoqué les hauts responsables de la sécurité israélienne, dont le conseiller à la sécurité nationale Meir Ben Shabbat mercredi, pour discuter de la question, selon le communiqué.

« Dans les prochains jours, il y aura d’autres discussions », a-t-il ajouté.

Cette déclaration a été faite dans l’incertitude quant à savoir si Israël va finalement donner suite à l’initiative d’annexion explosive, qui a suscité de vives condamnations de la part de certains des plus proches alliés d’Israël.

Auparavant, le ministre du Travail, des Affaires sociales et des Services sociaux, Ofir Akunis, avait confirmé à la radio de l’armée que le processus d’annexion ne commencerait pas mercredi, en précisant que les responsables étaient encore en train de mettre au point les derniers détails avec leurs homologues américains. Il a déclaré qu’il s’attendait à ce que l’annexion ait lieu plus tard en juillet.

Par ailleurs, des députés allemands ont jugé mercredi dans une résolution que des menaces de l’UE de sanctions contre Israël seraient contreproductives, tout en rejetant son projet d’annexion de pans de la Cisjordanie.

Dans une résolution votée à une large majorité, les députés du Bundestag ont jugé que ce plan d’annexion était « contraire au droit international » et faisait « courir le risque d’une nouvelle déstabilisation de la région ».

Par conséquent, ils enjoignent « urgemment » le gouvernement israélien d’abandonner ce plan qui, s’il était mis en oeuvre, pourrait signifier « la fin de la solution de deux Etats que continuent de défendre l’UE et la grande majorité des Etats de la communauté internationale et à laquelle se sont engagées les deux parties en conflit dans le Traité d’Oslo de 1993 ».

Les élus allemands y voient de possibles « répercussions graves sur le processus de paix au Proche-Orient et la stabilité régionale ».

Toutefois, cette résolution, présentée par les partis conservateur et social-démocrate de la coalition d’Angela Merkel et par le petit parti libéral FDP, stipule que des débats au sein des pays membres de l’Union européenne sur des sanctions contre Israël en cas de mise en oeuvre du plan auraient un effet négatif.

« Des discussions sur des sanctions unilatérales ou des menaces de sanctions » n’auraient « pas d’impact constructif dans le processus » de rapprochement et de compréhension mutuelle entre Israéliens et Palestiniens.

Les élus allemands souhaiteraient que l’UE cherche « un dialogue renforcé avec les Etats-Unis, les Nations unies et les partenaires régionaux » et s’engage en vue d' »une reprise du processus de paix entre Israël et les Palestiniens ».

Avant le vote sur cette résolution, le ministre des Affaires étrangères, Heiko Maas, avait rappelé les liens « particuliers » qui unissent son pays à Israël en raison du souvenir de la Shoah, tout en soulignant que cette annexion serait « contraire au droit international ».

« Nous rejetons un déplacement unilatéral des frontières et nous ne les reconnaîtrons pas », a-t-il dit.

Des manifestants palestiniens au Premier ministre britannique Boris Johnson, les appels se sont multipliés mercredi pour pousser Netanyahu à abandonner son projet.

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