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Altercation verbale entre Ben Gvir et Barlev sur les lieux de la fusillade de Hadera

Le député d'extrême-droit a interrompu le point presse du ministre de la Sécurité intérieure et les deux hommes se sont invectivés avant d'être séparés par des agents de sécurité

Le député Itamar Ben Gvir interpelle le ministre de la Sécurité intérieure Omer Barlev, sur les lieux de l’attentat terroriste meurtrier à Hadera, le 28 mars 2022. (Crédit : Capture d’écran)
Le député Itamar Ben Gvir interpelle le ministre de la Sécurité intérieure Omer Barlev, sur les lieux de l’attentat terroriste meurtrier à Hadera, le 28 mars 2022. (Crédit : Capture d’écran)

Une confrontation verbale a eu lieu dimanche soir entre le député d’extrême droite, Itamar Ben Gvir, et le ministre de la Sécurité intérieure, Omer Barlev, à leur arrivée sur les lieux de l’attentat terroriste d’Hadera qui a coûté la vie à deux agents de la police des frontières.

Barlev est arrivé dimanche soir dans la ville du centre du pays, pour faire un point de situation avec le Premier ministre, Naftali Bennett, le commissaire de police Kobi Shabtai et de hauts responsables des forces de police et de sécurité.

Avant la réunion, Barlev s’était rendu sur les lieux de la fusillade. Ben Gvir était déjà sur place, participant à une manifestation de droite qui avait bloqué la Route 4 et scandait des slogans parmi lesquels on a pu entendre « Mort aux Arabes! »

S’adressant à la presse, Barlev a déclaré que l’affaire n’était pas close et que la police quadrillait la zone à la recherche de possibles complicités. C’est alors que Ben Gvir a interrompu le ministre, aux cris de : « Arrêtez ! Vous devriez avoir honte! Vous êtes le pire ministre… Ils ont pris la personne la plus à gauche qu’ils pouvaient trouver et l’ont nommé ministre de la Sécurité publique ! »

Barlev s’est défendu : « Non, je n’ai pas honte. C’est vous qui devriez avoir honte! Vous n’êtes rien ! » à mesure que l’animosité entre les deux hommes montait. Les forces de sécurité ont dû séparer physiquement les deux hommes.

Il ne s’agit pas de la première confrontation entre Barlev et Ben Gvir.

Ben Gvir, qui appartient au parti Sionisme religieux, a accusé le ministre d’avoir envoyé des policiers l’attaquer et démanteler le bureau de fortune qu’il avait ouvert dans le quartier de Sheikh Jarrah, à Jérusalem-Est, le mois dernier.

Barlev est, pour sa part, membre du parti travailliste de centre-gauche et ancien commandant de l’unité d’élite du commando Sayeret Matkal.

Avocat de formation, Ben Gvir avait connu une brève notoriété à l’issue d’une interview télévisée qui l’avait vu brandir un ornement arraché à la Cadillac du Premier ministre de l’époque, Yitzhak Rabin. « Nous avons pu atteindre la voiture. Bientôt nous atteindrons aussi Rabin », avait déclaré Ben Gvir devant la caméra, quelques semaines seulement avant l’assassinat du Premier ministre, en 1995.

Les officiers Yazan Falah et Shirel Aboukrat, tous deux âgés de 19 ans, ont été tués dans l’attentat par deux terroristes de l’État islamique qui étaient citoyens israéliens. Les deux terroristes sont identifiés dans les médias comme étant Ibrahim et Ayman Ighbariah, cousins d’Umm al-Fahm.

Selon les indications de responsables de la police, ils auraient été abattus par les membres d’une unité d’agents infiltrés, qui dînaient dans un restaurant voisin.

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