Antisémitisme: Un imam de Toulouse sera jugé pour incitation à la haine raciale
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Antisémitisme: Un imam de Toulouse sera jugé pour incitation à la haine raciale

Mohamed Tataï avait déclaré dans un prêche en arabe en 2017 : "Le jugement dernier ne viendra pas jusqu'à ce que les musulmans combattent les Juifs"

L'Imam Mohamed Tataï fait un sermon à la Grande Mosquée de Toulouse, France, le 15 décembre 2017. (Capture d'écran : YouTube)
L'Imam Mohamed Tataï fait un sermon à la Grande Mosquée de Toulouse, France, le 15 décembre 2017. (Capture d'écran : YouTube)

L’imam de la plus grande mosquée de Toulouse Mohamed Tataï a été renvoyé devant le tribunal correctionnel pour « incitation à la haine raciale », après un prêche en arabe il y a trois ans soupçonné d’être antisémite.

L’imam est poursuivi pour provocation à la discrimination, à la haine ou à la violence (…) à raison de l’origine ou de l’appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée, a indiqué mardi à l’AFP Me Simon Cohen, l’un des avocats des parties civiles (Licra et Crif), confirmant une information de la Dépêche du Midi.

La date de l’audience n’a pas encore été fixée.

Le parquet de Toulouse avait ouvert une enquête préliminaire en 2018 après avoir reçu un signalement émanant du préfet de Haute-Garonne qui visait une vidéo datant de décembre 2017 dans laquelle on voit l’imam de la grande mosquée de Toulouse prêcher devant les fidèles en langue arabe. 

Selon le texte sous-titré en anglais, Mohamed Tataï déclare notamment : « [Le prophète Mahomet] nous a parlé de la bataille finale et décisive : le jugement dernier ne viendra pas jusqu’à ce que les musulmans combattent les Juifs. »

Suite à l’émoi provoqué par la diffusion de cette vidéo, l’imam – dont le nom est orthographié Tataiat ou Tataï selon les transcriptions – avait invoqué une « traduction pas fidèle » qui « n’est pas le vrai sens du hadith » (texte religieux) qu’il cite dans la vidéo.

Cet homme originaire d’Algérie avait été mis en examen en décembre 2018.

Sollicités par l’AFP, ses avocats – Mes William Bourdon, Vincent Brenghart et Jean Iglésis – n’étaient pas joignables dans l’immédiat.

« Le caractère opportuniste d’un tel renvoi devant le tribunal correctionnel n’échappera à personne dans un contexte éminemment politique », ont-ils déclaré à la Dépêche du Midi

Pour eux, « Monsieur Tataiat, qui a toujours été en bons termes avec les représentants de la communauté juive, s’est largement expliqué sur le sens de son prêche et sur l’exclusion totale de toute incitation à la haine ». Ils plaideront la relaxe, affirment-ils.

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