Arrestation d’un Arabe israélien au Caire à cause de son passeport israélien
Rechercher

Arrestation d’un Arabe israélien au Caire à cause de son passeport israélien

Ouda Masarwa a indiqué que le policier l'avait vu en train de prendre des photos et lui avait demandé : "Que faites-vous ici et pourquoi parlez-vous arabe ?"

Ouda Masarwa (Capture d'écran : YouTube)
Ouda Masarwa (Capture d'écran : YouTube)

Un Arabe israélien a été arrêté en Egypte et emprisonné dans une cellule pendant plusieurs jours après qu’un policier l’a aperçu en train de prendre des photos et que la citoyenneté israélienne du jeune homme a fait naître les soupçons de l’agent, a fait savoir le site d’information Ynet mardi.

Ouda Masarwa de Taybeh raconte s’être rendu la semaine dernière au Caire pour assister à la finale de la Coupe d’Afrique des nations.

« Quand je suis entré dans le périmètre du stade, j’ai commencé à prendre des photos », confie Masarwa à Ynet. « Tout à coup, un policier est arrivé et il a commencé à me poser des questions bizarres, comme ‘Que faites-vous ?’… Je lui ai répondu que je prenais des photos et il m’a demandé : ‘Mais pourquoi les prenez-vous ?’ et je lui a dit que c’était pour mon usage personnel ».

Le policier a réclamé le passeport de Masarwa et il a vu qu’il était israélien. Il m’a dit : ‘Vous êtes israélien, que faires-vous ici et pourquoi parlez-vous arabe ?’ Je lui ai expliqué que je faisais partie des Arabes de 1948″, a continué Masarwa, faisant référence à un nom donné aux Arabes israéliens.

« Peut-être ne savait-il pas qui nous sommes… Nous nous sommes querellés et puis il m’a dit que j’étais placé en état d’arrestation, » raconte-t-il.

Masarwa dit avoir été interrogé au commissariat puis être resté pendant quatre jours dans une cellule de deux mètres-carrés.

Le député Ahmad Tibi, du parti Taal, a aidé à obtenir la libération de Masarwa.

« Je me suis entretenu avec les autorités en Egypte pendant de longues heures. Ils ont réalisé qu’il s’agissait d’un malentendu », a commenté Tibi.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...