Une femme recherchée pour agressions sexuelles en Australie filmée en Israël
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Une femme recherchée pour agressions sexuelles en Australie filmée en Israël

Plus de 200 heures de vidéo montrent une enseignante simulant une maladie mentale pour éviter sa comparution à Melbourne, où elle fait face à 74 accusations de crimes sexuels

Une femme australienne recherchée dans son pays d'origine pour des crimes d'abus sexuel d'enfant au tribunal de Jérusalem le 14 février 2018. (Yonatan Sindel / Flash90)
Une femme australienne recherchée dans son pays d'origine pour des crimes d'abus sexuel d'enfant au tribunal de Jérusalem le 14 février 2018. (Yonatan Sindel / Flash90)

Un reportage en deux parties à la télévision australienne a montré des images d’infiltration qui semblaient montrer une femme recherchée en Australie pour 74 agressions sexuelles, y compris pour viol, alors que cette enseignante dans une école juive simulait une maladie mentale devant un tribunal pour éviter une arrestation.

« L’histoire australienne: le principe de justice » a été projeté lundi et a montré certaines des images obtenues par des enquêteurs privés utilisant des caméras cachées, montrant la femme, dont le nom est sous embargo en Israël par ordre du tribunal. Les images d’une entreprise privée ont mené à une opération d’infiltration policière qui a conclu qu’elle simulait une maladie mentale pour éviter d’être extradée.

L’enquêteur privé Tsafrir Tsahi a filmé la femme dans la petite ville ultra-orthodoxe d’Immanouel en Cisjordanie en utilisant des caméras cachées. Sachant qu’il serait difficile de se fondre dans la communauté, lui et son équipe se sont déguisés en ouvriers dans la secteur de la construction.

«Nous avons décidé que nous allions ressembler à des ouvriers en bâtiments, qui travaillent là-bas et qui vivent leur vie là-bas», a-t-il déclaré. « Les gens de la communauté d’Immanouel n’ont jamais parlé aux ouvriers en bâtiments. »

Tsahi a dit qu’il a utilisé une caméra cachée dans une bouteille d’eau pour filmer la femme dans un magasin local où elle achète de la nourriture.

« Une bouteille ordinaire, que vous pouvez remplir avec de l’eau vous pouvez boire à la bouteille, mais il y a une caméra à l’intérieur », a-t-il dit. « Personne ne regarde quelqu’un avec une bouteille d’eau. »

L’équipe a enregistré la femme pendant deux semaines en utilisant des zooms et toutes sortes de caméras cachées.

« Elle a été filmée assise sur son balcon chez elle, répondant à des coups de téléphone, attendant le bus, achetant des produits d’épicerie et des jouets pour ses petits-enfants », selon le reportage télévisé.

La première partie de la série en deux parties peut être vue sur YouTube.

Elle devrait comparaître devant le tribunal mercredi pour son audience d’extradition.

La femme est recherchée en Australie pour des infractions d’ordre sexuel présumées contre des élèves de l’école Adass lorsqu’elle y était enseignante puis directrice.

Les autorités australiennes ont d’abord déposé une demande d’extradition en 2014. Elle avait été arrêtée en Israël à l’époque, mais a été relâchée par la suite en attendant son extradition à Melbourne où elle devra répondre de 74 accusations d’abus sexuels sur des écolières.

Cependant, en juin 2016, un tribunal israélien a arrêté le processus d’extradition après qu’une évaluation psychiatrique a révélé qu’elle n’était pas apte à subir son procès. Des professionnels de la santé mentale, y compris le psychiatre de Jérusalem, avaient préalablement confirmé que les attaques de panique de Leifer avant ses comparutions devant le tribunal étaient authentiques et ont déclaré que les procédures d’une audience lui ont causé une anxiété extrême.

Au cours des six mois suivants, une commission psychiatrique a continué d’effectuer des évaluations et a constaté à maintes reprises qu’elle n’était pas apte à comparaître.

« En 2017, des éléments indiquaient que le suspect prétendait souffrir d’une maladie mentale afin d’éviter le processus d’extradition, et la police a de nouveau ouvert une enquête qui a conduit à son arrestation ce matin », indique un communiqué.

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