Bagarre entre des proches des victimes israéliennes et des terroristes tués
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Bagarre entre des proches des victimes israéliennes et des terroristes tués

Des violences ont éclaté entre Israéliens et Palestiniens lors d'une audience de la cour consacrée à la politique israélienne de rétention des dépouilles des terroristes

Rixe entre les familles israéliennes de victimes du terrorisme et les familles des attaquants palestiniens à la Haute-cour (Capture d'écran : Twitter)
Rixe entre les familles israéliennes de victimes du terrorisme et les familles des attaquants palestiniens à la Haute-cour (Capture d'écran : Twitter)

Une audience de la Haute cour a sombré dans la confusion, mardi à Jérusalem, lorsqu’une rixe a éclaté entre les familles de terroristes palestiniens tués et les proches des Juifs assassinés.

Les familles participaient aux délibérations judiciaires consacrées à la politique israélienne de rétention des dépouilles d’attaquants palestiniens que l’Etat juif veut utiliser comme moyen de négociation.

Le père de Shir Hajaj, un soldat de l’armée israélienne tué dans une attaque à la voiture-bélier à Jérusalem, au mois de janvier 2017, s’adressait aux magistrats lorsque des parents de terroristes tués l’ont interrompu.

Les familles des deux parties ont alors commencé à échanger des insultes, qui se sont rapidement transformées en violences. Une séquence de cette confrontation a été diffusée par la chaîne Hadashot.

Les juges ont quitté la salle et la sécurité a été appelée pour séparer les deux parties. Aucune arrestation n’a pour le moment été signalée.

Au mois de mars, la Knesset a adopté une loi autorisant la police à conserver les dépouilles des terroristes palestiniens tués alors qu’ils commettaient un attentat.

Cette législation a été approuvée après que la Haute cour de justice, au mois de décembre, a statué qu’Israël ne pouvait plus utiliser les corps des terroristes comme moyen de négociation sans l’adoption d’un texte qui autoriserait explicitement cette pratique.

Sous les termes de la loi, les commandants des unités de police de district peuvent décider si la dépouille d’un terroriste sera rendue pour être inhumée. S’il y a une éventualité que les funérailles du défunt soient utilisées pour commettre un nouvel attentat ou pour offrir une tribune à l’apologie du terrorisme, la police peut alors conserver le corps jusqu’à une date indéterminée, spécifie le texte.

La législation affirme que les funérailles des terroristes, ces dernières années, ont été l’occasion d’apologie du terrorisme et d’incitations à commettre d’autres attentats.

La famille d’un soldat de l’armée israélienne dont la dépouille est retenue par le Hamas dans la bande de Gaza a également vivement recommandé à l’Etat de retenir les corps des terroristes et d’utiliser ces derniers pour négocier le rapatriement des défunts.

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