Beer Sheva : Un homme accusé d’avoir tué sa conjointe qui voulait rompre
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Beer Sheva : Un homme accusé d’avoir tué sa conjointe qui voulait rompre

Vladimir Spitalnikov est accusé d'avoir battu à mort Irina Gribnov, le mois dernier, qui voulait le quitter ; il est apte à être traduit devant les juges, selon les psychiatres

Vladimir Spitalnikov sur des images enregistrées par les caméras de surveillance dans son appartement après le meurtre présumé de son épouse. (Capture d'écran : Mako)
Vladimir Spitalnikov sur des images enregistrées par les caméras de surveillance dans son appartement après le meurtre présumé de son épouse. (Capture d'écran : Mako)

Un homme de Beer Sheva a été mis en examen, jeudi, pour féminicide. Il avait été arrêté le mois dernier pour avoir battu à mort sa compagne à l’aide d’un marteau, dans l’habitation du couple.

Vladimir Spitalnikov aurait assassiné Irini Gribnov, âgée de 67 ans, alors que cette dernière lui avait fait part de son désir de le quitter, a indiqué la Douzième chaîne.

Après avoir tué Gribnov, Spitalnikov aurait recouvert le corps sans vie d’une couverture, lui aurait placé un oreiller derrière la tête avant d’aller faire des courses alimentaires.

La police avait été appelée à la résidence où vivait le couple, le lendemain, après avoir appris qu’un homme se tenait sur le toit, cherchant apparemment à se suicider en se jetant dans le vide.

Après avoir fait descendre Spitalnikov du toit, les policiers avaient retrouvé la dépouille de Gribnov dans l’appartement.

Spitalnikov avait été arrêté. Il est depuis resté en détention et a été soumis à un examen psychiatrique qui a déterminé qu’il était apte à être traduit devant les juges.

La scène où une femme a été retrouvée morte chez elle dans le quartier de Kyriat Haim à Haïfa. Son conjoint a été arrêté, soupçonné de meurtre, le 19 octobre 2020. (Magen David Adom)

Le corps sans vie de Gribnov avait été découvert quelques heures après celui de Najah Mansour, 35 ans, mère de quatre enfants, à son domicile de Haïfa, dans le quartier de Kiryat Haim. Elle arborait des signes de violences sur le corps. La police avait arrêté son conjoint âgé de 28 ans, et qui est dorénavant soupçonné de meurtre.

Vingt femmes ont été assassinées en Israël par leurs époux ou par des proches depuis le début de l’année.

Treize femmes avaient été tuées, en 2019, par quelqu’un qu’elles connaissaient. En 2018, ce chiffre s’était élevé à 25 – le plus élevé depuis des années. De nombreuses victimes avaient porté plainte avant leur mort auprès de la police israélienne parce qu’elles étaient inquiètes pour leur sécurité.

Mercredi, la Knesset a donné son feu vert initial à deux projets de loi qui ont pour objectif d’apporter un soutien aux victimes de violences conjugales, alors même que le monde marquait la Journée internationale contre les violences faites aux femmes.

L’un de ces projets protégerait les femmes vivant en refuge en leur permettant de conserver leurs emplois et l’autre évoque la suppression des droits de garde des pères condamnés pour avoir tué leur partenaire. Les deux textes ont franchi le cap de la lecture préliminaire, mais ils doivent encore passer trois lectures et trois passages en commission avant d’entrer dans la loi.

Le vote au Parlement a eu lieu après que la commission des Lois est parvenue à surmonter les tensions qui agitent la coalition, se réunissant et approuvant les textes proposés. Le panel, qui détermine si le gouvernement soutiendra les mesures législatives, n’avait pas réussi à se rencontrer en raison des liens de plus en plus à vifs entre le Likud et le parti Kakhol lavan, des liens qui ont manqué de renverser la coalition.

Une femme allume des bougies à la mémoire des femmes assassinées lors de violences domestiques, sur un mémorial situé sur le boulevard Rothschild, à Tel Aviv, à l’occasion de la Journée internationale de la violence contre les femmes, le 24 novembre 2020. (Miriam Alster/FLASH90)

Un plan national de lutte contre les violences conjugales avait été approuvé en 2017 par la Knesset mais il a depuis été abandonné, faute de financement. Les activistes affirment que la plus grande partie des 250 millions de shekels qui avaient été approuvés à cette occasion n’ont toujours pas été transférés aux autorités concernées.

La police et les services sociaux ont aussi fait savoir que les plaintes pour violences conjugales avaient connu un essor majeur depuis le début de la pandémie de coronavirus.

Stuart Winer a contribué à cet article.

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