Beit Shemesh : Un chauffeur de bus arabe roué de coups pour avoir refusé un arrêt hors parcours
Khaled Asiwat est le dernier chauffeur arabe agressé lors d’une vague d’attaques de jeunes racistes ; le syndicat réclame une protection renforcée ; la police enquête
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Dimanche à Beit Shemesh, un chauffeur de bus arabe a été agressé et passé à tabac jusqu’à perdre connaissance après avoir refusé de laisser descendre un groupe de passagers entre deux arrêts, dans ce qui constitue le dernier épisode en date d’une série d’agressions similaires.
Le chauffeur, Khaled Asiwat, s’est confié à la chaîne publique Kan depuis son lit d’hôpital, le visage encore tuméfié par les blessures subies lors de l’agression.
« Des types voulaient que je m’arrête alors que nous n’étions pas à un arrêt. Je n’ai pas accepté, car c’est illégal », a-t-il expliqué.
« Il a alors commencé à me frapper. »
« J’ai essayé d’appeler la police. J’ai essayé d’appeler quelqu’un qui pourrait venir me protéger », a-t-il poursuivi.
« Je recevais des coups de partout. »
נהג אוטובוס ערבי בן כ-50 הותקף היום בבית שמש באלימות קשה על ידי נוסע ופונה לבית חולים. המשטרה פתחה בחקירה, טרם נעצרו חשודים | תיעוד@HGoldich pic.twitter.com/JC7bYUav0T
— כאן חדשות (@kann_news) August 30, 2026
Asiwat a déclaré avoir entendu son agresseur « appeler les deux ou trois autres types qui l’accompagnaient : ‘Venez, venez, venez ici !’ » avant de perdre connaissance.
Le bus, la ligne locale n° 2, était « bondé » à ce moment-là, a-t-il précisé.
L’an dernier a été marqué par une vague d’agressions contre des conducteurs de bus arabes perpétrées par des jeunes juifs ultra-nationalistes, dont beaucoup ont eu lieu à Jérusalem et dans ses environs.
La police a ouvert une enquête sur cette affaire dimanche, mais aucune arrestation n’a été signalée.
Le groupe syndical Koach LaOvdim a déclaré dans un communiqué : « Si nous n’agissons pas, les agressions contre les agents des transports publics ne cesseront pas tant qu’un conducteur ou un contrôleur n’aura pas payé de sa vie. »
Itay Cohen, qui dirige la branche « transports » du groupe, a exigé le renforcement de la protection policière des agents des transports en commun, la mise en place d’une barrière physique totale entre les conducteurs et leurs passagers, ainsi que la reconnaissance des conducteurs de bus en tant que fonctionnaires, dont l’agression constitue un délit particulièrement grave aux yeux de la loi.
Au début du mois, des adolescents ont agressé un conducteur arabe sur une ligne de bus locale à Jérusalem, lui cassant quatre dents et le laissant inconscient, selon Koach LaOvdim.
En février, le groupe a indiqué que les agressions contre les conducteurs de bus avaient augmenté de 30 % l’an dernier par rapport à 2024. Rien qu’à Jérusalem, Koach LaOvdim a recensé une centaine de cas d’agressions physiques au cours desquelles un conducteur a dû être transporté à l’hôpital.
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