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Ben Gvir : Plus de 260 000 demandes de permis d’armes déposées depuis le 7 octobre

Peu après l’annonce de la démission du chef du Département des permis de port d’arme, le ministre de la Sécurité nationale a révélé le nombre de demandes depuis le début de la guerre

Carrie Keller-Lynn est la correspondante politique et juridique du Times of Israël.

Le ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, à la Knesset, à Jérusalem, le 19 septembre 2023. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
Le ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, à la Knesset, à Jérusalem, le 19 septembre 2023. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Le ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, a affirmé lundi que plus de 260 000 nouvelles demandes d’arme à feu avaient été soumises à son ministère depuis le déclenchement – le 7 octobre – de la guerre d’Israël contre le groupe terroriste palestinien du Hamas.

Ces demandes s’inscrivent dans le cadre des efforts déployés avec succès par Ben Gvir pour assouplir les conditions d’admissibilité à un permis de port d’armes, ce qui, selon son ministère, a permis d’augmenter de « dizaines de milliers » le nombre de personnes potentiellement autorisées à porter une arme à feu.

Cette annonce intervient alors que le ministère de la Sécurité nationale de Ben Gvir est sous le feu des projecteurs de l’opinion publique. Dimanche, le responsable du département des permis d’armes à feu du ministère a démissionné suite à des interrogations sur la gestion du service. Le 30 novembre, un civil armé , qui intervenait dans une attaque terroriste mortelle, a été abattu par un soldat en congé, alors que ce dernier semblait ne pas avoir suivi les procédures de tir, le tout dans un contexte d’appels incessants de Ben Gvir à assouplir les règles d’engagement. Le soldat fait l’objet d’une enquête et a été arrêté lundi.

« Lorsque la guerre a commencé, nous savions que nous avions raison lorsque nous disions que chaque personne qui possède une arme peut sauver une vie », a déclaré Ben Gvir au début de la réunion de sa faction Otzma Yehudit à la Knesset.

« Ma politique au sein du bureau était de permettre au plus grand nombre de personnes possible d’obtenir une arme », a poursuivi Ben Gvir, affirmant « qu’en peu de temps, nous avons [pu] approuver jusqu’à 3 000 demandes par jour », contre une centaine par jour avant la guerre.

Pour ce faire, Ben Gvir a permis aux volontaires du service national de traiter les permis de port d’armes, bien qu’ils ne soient pas qualifiés pour le faire. Le ministre a défendu cette mesure contre les attaques de la commission de Contrôle de l’État, qui avait exigé la semaine dernière qu’il mette fin à cette pratique.

« Je vais ajouter plus de volontaires, plus de personnes du service national, parce qu’une arme sauve des vies », a affirmé Ben Gvir.

Des Israéliens, à un stand de tir à Gush Etzion, en Cisjordanie, le 3 février 2023. (Crédit : Gershon Elinson/Flash90)

« La commission de Contrôle de l’État devrait être embarrassée par ses objections », selon le ministre de la Sécurité nationale qui l’a également accusée de « faire du mal aux femmes », qui constituent la base des volontaires effectuant leur service national.

Il a également déclaré que l’objection de la commission à ce que des personnes non qualifiées traitent les demandes de permis d’armes à feu était « une attaque immorale qui nuit à la sécurité de l’État d’Israël ».

Plus tôt dans la journée, le chef du Département des permis de port d’armes, au sein du ministère a démissionné.

Ben Gvir affirme qu’Yisrael Avisar lui avait déjà dit qu’il avait « reçu de nombreuses menaces » de la part de « gauchistes » et qu’il s’était plaint au ministre que « toutes ces attaques de la gauche devenaient difficiles » à supporter.

Le quotidien Haaretz a rapporté qu’Avisar a démissionné après que des bureaucrates du bureau de Ben Gvir et des volontaires du service national sont intervenus dans le travail du département pour accélérer l’approbation des permis et ont donné la priorité à certaines demandes par rapport à d’autres.

Yisrael Avisar est le deuxième haut fonctionnaire à démissionner sous le mandat de Ben Gvir en tant que ministre. En septembre, le directeur-général du ministère avait démissionné en invoquant des « raisons personnelles ».

Selon Haaretz, ces responsables et volontaires ont suivi une formation d’une seule journée, au lieu du délai habituel d’un mois nécessaire pour qualifier une personne à approuver des permis d’armes à feu. Haaretz a également signalé que des vérifications ponctuelles parmi les milliers de demandes approuvées quotidiennement ont révélé que certains bénéficiaires de permis ne répondaient pas aux critères d’octroi de licence.

Le ministre de la Sécurité nationale a également rejeté tout lien entre sa volonté d’assouplir les règles de tir à découvert et le meurtre tragique d’un civil, Yuval Castleman, qui avait tiré sur des terroristes avant d’être lui-même abattu par un soldat – qui l’avait, à tort, pris pour un terroriste, lors d’un attentat survenu jeudi dernier à Jérusalem.

« Il n’y a aucun lien. Je pense que nous devons éliminer les terroristes, et d’un autre côté, nous parlons là d’un événement tragique », a répondu Ben Gvir aux journalistes.

Il a ajouté que « c’est tout le contraire », en ce sens que Castleman a sauvé des vies avec une arme autorisée par le ministère de la Sécurité nationale, et que « tuer des terroristes sur le terrain est notre objectif à tous ».

Ben Gvir a réaffirmé sa position de longue date selon laquelle les règles d’engagement d’Israël devraient être moins strictes, mais n’a jamais précisé de changements de politique spécifiques proposés.

Le ministre a également rejeté les critiques contre sa politique en les qualifiant de propagande politique de gauche contre ses politiques « sauveuses de vies ».

« J’appelle la gauche : arrêtez de pleurer, arrêtez de faire une campagne politique » autour d’une « politique qui sauve des vies », a déclaré Ben Gvir.

En octobre, la commission de la sécurité nationale de la Knesset, également présidé par un député du parti Otzma Yehudit, a assoupli les critères de demande de permis d’armes à feu.

Les nouvelles réglementations sur les armes réduisent les exigences d’admissibilité au service pour l’obtention d’une arme à feu, de sorte que les hommes de plus de 21 ans peuvent obtenir un permis s’ils ont servi dans un rôle de combat pendant un an ou ont terminé deux ans de service militaire général. Les femmes seront éligibles si elles accomplissent une année de service national, en alternative au service militaire, et si elles vivent ou travaillent dans une zone dangereuse qualifiée.

Les réglementations précédentes exigeaient un service militaire complet ou deux ans de service national pour tous les candidats citoyens, ou d’attendre jusqu’à l’âge de 27 ans pour postuler.

La politique des permis d’armes à feu en Israël a été historiquement stricte et vise à rendre les armes disponibles pour la défense communautaire et personnelle, plutôt que comme un droit civil. Le ministère de la Justice recommandait de limiter les nouvelles exigences d’admissibilité à une ordonnance d’urgence d’un an, mais le comité les a adoptées en tant que changements permanents.

« Avant que je n’arrive à ce poste, l’attitude était que seul le Rifleman 07 [un niveau élevé de certification des armes militaires] pouvait avoir une arme… maintenant, chaque soldat de combat peut en avoir une », a déclaré Ben Gvir. Comme souligné, ses politiques élargies permettent également aux Israéliens sans formation officielle aux armes à feu de demander une arme, bien que la compétence soit requise pour obtenir un permis final.

Les groupes de défense des femmes se sont inquiétés du fait que les armes à feu se retrouvent entre les mains d’agresseurs domestiques non signalés. L’organisation de soutien à la violence conjugale Naamat a déclaré que plusieurs femmes avaient exprimé leur inquiétude quant à l’obtention d’une arme à feu par leur partenaire grâce à la facilité d’accès en temps de guerre.

L’équipe du Times of Israel a contribué à cet article.

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