Bennett ordonne la saisie des fonds de l’AP pour les familles des terroristes
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Bennett ordonne la saisie des fonds de l’AP pour les familles des terroristes

Le ministre affirme que cette directive, qui vise huit Arabes israéliens, entre dans le cadre des efforts visant à ce que "le sang juif ne soit plus financièrement lucratif"

Le ministre de la Défense Naftali Bennett (à droite) rencontre le chef d’État-major de l’armée, Aviv Kohavi, le 13 novembre 2019. (Crédit : Ariel Hermoni / ministère de la Défense)
Le ministre de la Défense Naftali Bennett (à droite) rencontre le chef d’État-major de l’armée, Aviv Kohavi, le 13 novembre 2019. (Crédit : Ariel Hermoni / ministère de la Défense)

Le ministre de la Défense Naftali Bennett a déclaré mercredi qu’il allait prendre des mesures afin de s’assurer que « le sang juif ne soit plus financièrement lucratif », après avoir signé une directive empêchant les familles d’Arabes israéliens condamnés pour terrorisme de recevoir des salaires et des versements de l’Autorité palestinienne (AP).

Selon l’ordonnance, que Bennett a décrite comme « une nouvelle étape dans la campagne contre les terroristes », Israël saisira des fonds pour un total de centaines de milliers de shekels versés aux familles de huit Arabes israéliens qui ont été condamnés pour terrorisme.

Dans un communiqué, le ministère de la Défense a décrit la décision de Bennett comme « la première fois » qu’Israël prend des mesures directes contre ces versements qui constituent une « incitation économique à commettre des attentats terroristes ». Le ministère a également promis d’autres ordonnances.

Israël estime depuis longtemps que ces versements encouragent les attaques terroristes.

Les personnes visées par l’ordonnance ont été reconnues coupables de complicité dans divers actes terroristes et infractions connexes – notamment dans un double attentat-kamikaze en 2003 dans l’ancienne gare routière centrale de Tel Aviv, qui a fait 23 morts.

Illustration : des membres palestiniens des Brigades des martyrs d’Al-Aqsa, l’aile terroriste du Fatah, lèvent les armes lors d’un rassemblement en soutien au président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, et à son gouvernement, le 1er mars 2016, dans le camp de réfugiés de Balata, en Cisjordanie, près de Naplouse. (Crédit : AFP / Jaafar Ashtiyeh)

En février, le cabinet de sécurité a approuvé la mise en oeuvre d’une loi visant à annuler le versement par Israël de plus d’un demi-milliard de shekels à l’Autorité palestinienne en raison de ses paiements effectués aux terroristes et à leurs familles.

Les ministres ont convenu que le Premier ministre Benjamin Netanyahu pouvait retenir
502 697 000 NIS (130 millions d’euros) de recettes fiscales de l’Autorité palestinienne – montant qui aurait été versé en allocations aux assaillants et à leurs familles sur l’année 2018 par l’Autorité palestinienne, selon les autorités israéliennes.

L’application de la loi s’est heurtée aux critiques des autorités sécuritaires, qui ont craint que cela ne déstabilise la Cisjordanie.

La décision est intervenue un peu moins d’un an après que le président américain Donald Trump a signé la loi bipartite du Taylor Force Act, qui coupait certains types d’aides américaines à l’Autorité palestinienne jusqu’à ce que celle-ci mette fin à ces allocations.

Le mois dernier, après que des pourparlers avec l’Autorité palestinienne « n’ont pas abouti au résultat souhaité », le gouvernement néerlandais a réduit son financement selon le montant des salaires versés aux terroristes purgeant une peine de prison en Israël.

L’Union européenne a annoncé en mai qu’elle lancerait une enquête concernant des manuels scolaires palestiniens accusés d’incitation à la haine et à la violence. En août, le Comité des Nations unies pour l’élimination de la discrimination raciale a également publié un rapport exprimant sa préoccupation à ce sujet.

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