Benny Gantz dit être prêt à se battre pour la prochaine élection
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Benny Gantz dit être prêt à se battre pour la prochaine élection

"Aux prochaines élections, il y aura un parti et un chef qui perdra", a prédit le ministre de la Défense, en référence au Premier ministre Benjamin Netanyahu

Le ministre de la Défense Benny Gantz arrive à la Knesset de Jérusalem, le 2 décembre 2020. (Crédit : Alex Kolomiensky/Pool/AFP)
Le ministre de la Défense Benny Gantz arrive à la Knesset de Jérusalem, le 2 décembre 2020. (Crédit : Alex Kolomiensky/Pool/AFP)

Le ministre israélien de la Défense Benny Gantz s’est dit mardi prêt à se battre une nouvelle fois lors des élections législatives de mars, malgré sa chute dans les sondages et des défections au sein de son parti Kakhol lavan. 

Il s’agira de la quatrième tentative en moins de deux ans de M. Gantz pour chasser du pouvoir le Premier ministre Benjamin Netanyahu, à son poste depuis 2009. 

« J’ai fondé (…) Kakhol lavan et je compte continuer avec », a déclaré le ministre de la Défense lors d’une allocution télévisée, après la démission de députés et du ministre de la Justice Avi Nissenkorn, membre son parti, qui a rejoint celui lancé mardi soir par Ron Huldai, maire de Tel Aviv.

Benny Gantz a toutefois semblé concéder qu’il pourrait ne pas être à la tête de l’alliance qui pourrait remplacer l’actuelle coalition de M. Netanyahu, et qu’il ne deviendrait ainsi pas Premier ministre.

« Aux prochaines élections, il y aura un parti et un chef qui perdra », a-t-il dit en référence à M. Netanyahu et sa formation du Likud.

Après trois scrutins les ayant placés au coude-à-coude, Netanyahu et Gantz avaient formé au printemps un gouvernement d’union qui prévoyait une rotation après 18 mois pour le poste de Premier ministre.

Mais le Likud de M. Netanyahu et la formation centriste de Benny Gantz ne sont pas arrivés à s’entendre, entrainant une dissolution du Parlement la semaine dernière et l’annonce d’une nouvelle campagne électorale, prévue en mars. 

En pactisant avec le Likud, Gantz avait déjà vu son parti se scinder, la moitié des députés refusant de rejoindre un gouvernement dirigé par Netanyahu car inculpé de malversations, abus de confiance et corruption dans plusieurs affaires, des charges niées par le Premier ministre. 

A LIRE – Etat d’Israël vs. Netanyahu : détails de l’acte d’accusation du Premier ministre

Benjamin Netanyahu est lui aussi confronté à la dispersion de ses troupes à l’approche de sa comparution, début 2021, à son procès pour corruption, le premier de l’histoire d’Israël pour un chef de gouvernement en fonction.

Son ancien ministre Gideon Saar a récemment annoncé la création de sa propre formation, Tikva Hadasha, à droite, et déjà créditée de la seconde place et de 19 sièges au Parlement, derrière le Likud (28 sièges), selon une étude publiée dimanche par la Douzième chaine.

Premier lors du scrutin de septembre 2019, Kakhol lavan est désormais crédité de la huitième place, avec seulement cinq sièges. 

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