Bitan : le fils prodige Saar ne doit pas interférer avec le Premier ministre
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Bitan : le fils prodige Saar ne doit pas interférer avec le Premier ministre

David Bitan a annoncé que l'ancien ministre du Likud, qui annoncé son retour lundi, sera "dans une position difficile", s'il brigue le poste de Premier ministre

Gideon Saar (au centre) et le Premier ministre Benjamin Netanyahu, le 21 août 2014 (Crédit : Moshe Milner/Flash90)
Gideon Saar (au centre) et le Premier ministre Benjamin Netanyahu, le 21 août 2014 (Crédit : Moshe Milner/Flash90)

Alors que Gideon Saar, l’ancien ministre du Likud annonce son retour en politique et se profile comme rival potentiel de Premier ministre Benjamin Netanyahu, le chef de la coalition David Bitan l’a mis en garde de ne pas tenter de démettre le Premier ministre de ses fonctions.

Dans une interview accordée à la radio israélienne, Bitan, l’un des alliés les plus puissants de Netanyahu, a averti Saar, de ne pas tenter de prendre la direction du parti, indiquant que cela ne sera pas bien vu au Likud, et qu’il « commettrait une grave erreur ».

« Si Gideon Saar tente de rivaliser avec Netanyahu, il sera dans une position difficile. Au Likud, nous n’allons pas contre le dirigeant », a-t-il dit. « Les électeurs n’aiment pas ça. Les membres du parti n’aiment pas ça. Les membres de la Commission centrale [du Likud] n’aiment pas ça. »

Bitan a déclaré que Saar était le bienvenu et qu’il « sera accueilli à bras ouverts [seulement] s’il ne commet pas d’erreurs », c’est-à-dire, s’il ne déloge pas Netanyahu.

David Bitan, député du Likud et président de la coalition, le 11 janvier 2016. (Crédit : Miriam Alster/Flash90)
David Bitan, député du Likud et président de la coalition, le 11 janvier 2016. (Crédit : Miriam Alster/Flash90)

Et Saar semble avoir anticipé les mises en garde de Bitan. Dans son discours, il s’est non seulement abstenu de critiquer son rival Netanyahu, mais il l’a félicité pour avoir résisté à la pression exercée par l’administration Obama durant près d’une décennie de relations tumultueuses avec Washington.

Il a également affirmé vouloir renforcer le parti du Likud.

Un autre allié de Netanyahu, le ministre Tzachi Hanegbi, a réagi différemment suite aux propos de Bitan. Il estime qu’il pourrait renforcer la position de Netanyahu à la tête du parti.

« C’est une bonne nouvelle, qui devrait ravir celui qui veut voir le Likud se renforcer et s’unir autour du Premier ministre », a-t-il déclaré à la radio militaire mardi matin.

« Nous tous, et je suis sûr que Saar aussi, seront associés dans la réussite du Premier ministre et dans la réussite du Likud », a-t-il ajouté.

Le retour de Saar s’inscrit dans un contexte de troubles politiques pour Netanyahu, au sein de son parti, mais aussi à l’extérieur, après qu’il a menacé d’organiser des élections, contre l’avis de ses collègues au Likud, et alors qu’il fait l’objet de deux enquêtes, qui brouillent les pistes quant à son avenir politique.

En dépit de son activité politique ces 24 derniers mois, les enquêtes d’opinion israéliennes incluaient Saar dans les sondages sur un potentiel nouveau Premier ministre.

En janvier, un sondage organisé par la Deuxième chaîne, qui prévoyait le potentiel successeur de Netanyahu, s’il venait à démissionner à cause des enquêtes pour corruptions, Saar et Naftali Bennett étaient au coude à coude avec 10 % des suffrages, juste derrière Yair Lapid, (Yesh Atid), qui avait obtenu 17 %.

L'ancien ministre du Likud Gideon Saar durant une conférence de presse, lors due laquelle il annonce son retour en politique, à Akko, le 3 avril 2017. (Crédit : Meir Vaaknin/Flash90)
L’ancien ministre du Likud Gideon Saar durant une conférence de presse, où il annonce son retour en politique, à Akko, le 3 avril 2017. (Crédit : Meir Vaaknin/Flash90)

Saar est considéré comme plus belliciste que Netanyahu en ce qui concerne les Palestiniens, et est l’une des figures de proue du bloc conservateur du parti.

L’équipe du Times of Israël a contribué à cet article.

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