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Blinken : Israël pourrait rejeter la normalisation avec Ryad si elle exige un État palestinien

Netanyahu a réaffirmé dimanche qu'il n'accepterait pas la création d'un État palestinien, même s'il s'accompagnait d'un accord de normalisation avec l'Arabie saoudite

Jacob Magid est le correspondant du Times of Israël aux États-Unis, basé à New York.

Le secrétaire d'État américain Antony Blinken participant à une réunion ministérielle conjointe du partenariat stratégique entre le Conseil de coopération du Golfe (CCG) et les États-Unis sur la situation humanitaire à Gaza, au secrétariat du Conseil de coopération du Golfe (CCG), à Ryad, le 29 avril 2024. (Crédit : Evelyn Hockstein/Pool/AFP)
Le secrétaire d'État américain Antony Blinken participant à une réunion ministérielle conjointe du partenariat stratégique entre le Conseil de coopération du Golfe (CCG) et les États-Unis sur la situation humanitaire à Gaza, au secrétariat du Conseil de coopération du Golfe (CCG), à Ryad, le 29 avril 2024. (Crédit : Evelyn Hockstein/Pool/AFP)

Le secrétaire d’État américain Antony Blinken a reconnu mardi pour la première fois qu’Israël pourrait ne pas être disposé à accepter un accord de normalisation avec l’Arabie saoudite si cela implique l’acceptation d’un État palestinien.

« Les Saoudiens exigent un cessez-le-feu à Gaza et une voie vers un État palestinien, et il se pourrait bien qu’Israël ne soit pas en mesure ou désireux de s’engager dans cette voie », a déclaré Blinken lors d’une audition devant le Congrès.

« Ils doivent décider s’ils veulent profiter de cette occasion pour atteindre un objectif qu’ils s’étaient fixé lors de sa création », explique Blinken.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a réaffirmé dimanche qu’il n’accepterait pas la création d’un État palestinien, même s’il s’accompagnait d’un accord de normalisation avec l’Arabie saoudite. Ryad et Washington ont clairement indiqué qu’il était nécessaire d’avancer vers la création d’un État pour parvenir à un accord.

Dimanche, le conseiller américain à la sécurité nationale, Jake Sullivan, a indiqué à Netanyahu qu’Israël avait la possibilité de normaliser ses relations avec l’Arabie saoudite si Jérusalem acceptait d’ouvrir la voie à un futur État palestinien. Le Premier ministre a déclaré qu’il n’accepterait pas un État palestinien, même s’il s’accompagnait d’un accord de normalisation avec l’Arabie saoudite.

Le président Isaac Herzog a demandé mardi à Israël d’envisager sérieusement une normalisation avec l’Arabie saoudite, qualifiant une telle démarche de « changement de donne ».

L’administration américaine cherche à conclure un accord qui verrait la monarchie pétrolière reconnaître pour la première fois Israël en échange notamment d’un pacte de défense avec Washington et d’une assistance américaine pour un programme nucléaire civil, doté d’une capacité d’enrichissement de l’uranium.

Le leader du parti Raam, Mansour Abbas – qui vient de conclure un déplacement aux Émirats arabes unis, où il a eu l’occasion de s’entretenir avec des responsables de premier plan – a déclaré lundi lors de sa réunion de faction que le gouvernement ratait « une chance historique » de faire avancer une initiative diplomatique susceptible de redonner de l’espoir aux Israéliens comme aux Palestiniens, tout en mettant un terme à la guerre et en permettant le retour des otages.

Les EAU ont indiqué qu’ils seraient désireux de rejoindre une initiative régionale autour de la reconstruction et du redressement de Gaza si Israël acceptait d’ouvrir une voie qui mènerait, à terme, à l’établissement d’un état palestinien. Des efforts qui ont été rejetés par le Premier ministre Benjamin Netanyahu, qui a proposé, à la place, à Abou Dhabi d’apporter son aide dans l’administration de Gaza, Israël y conservant une présence sécuritaire – une idée qui a entraîné une condamnation amère du ministre des Affaires étrangères émirati Abdullah Bin Zayed, qui a rencontré Abbas la semaine dernière.

« Malgré la réalité difficile et complexe qui est la nôtre, il y a actuellement devant nous une opportunité historique que nous ne devons pas rater, nous ne le devons pas », a insisté Abbas.

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