Canada : crise au sein des Verts au sujet du conflit Israël-Hamas
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Canada : crise au sein des Verts au sujet du conflit Israël-Hamas

Le parti exigerait qu'Annamie Paul désavoue son ex-conseiller qui a accusé les élus d'antisémitisme lors d'un désaccord sur la question de savoir si Israël devait être condamné

Capture d'écran de la cheffe du parti des Verts au Canada, Annamie Paul, lors de son entretien avec le Times of Israel accordé via Zoom depuis son domicile de Toronto, au mois de février 2021. (Capture d'écran : Times of Israel)
Capture d'écran de la cheffe du parti des Verts au Canada, Annamie Paul, lors de son entretien avec le Times of Israel accordé via Zoom depuis son domicile de Toronto, au mois de février 2021. (Capture d'écran : Times of Israel)

JTA – Annamie Paul, la chef du Parti Vert du Canada, conservera son poste après une réunion d’urgence sur les tensions au sein du parti, sans le vote de défiance que ses détracteurs avaient demandé.

Le parti exige plutôt que Mme Paul, qui est devenue l’an dernier la première dirigeante noire et juive d’un parti politique canadien, désavoue un ancien conseiller qui a accusé des politiciens canadiens d’antisémitisme, selon CBC News.

La réunion de mardi soir a été provoquée par un désaccord qui s’est manifesté au sein du parti lors du récent conflit entre Israël et le Hamas à Gaza. Après que Mme Paul a publié une déclaration appelant les deux parties à cesser la violence, deux législateurs du parti ont déclaré qu’elle n’était pas allée assez loin dans la condamnation d’Israël. Un conseiller principal, Noah Zatzman, a critiqué cette réaction et a accusé les législateurs canadiens, y compris ceux des Verts, d’antisémitisme.

La semaine dernière, le parti a voté pour ne pas renouveler le contrat de Zatzman. Maintenant, Paul doit officiellement désavouer ses commentaires ou faire face à un éventuel vote de défiance à l’avenir, selon la CBC.

Le programme officiel du Parti vert soutient une solution à deux États et appelle les Israéliens et les Palestiniens à renoncer à la violence contre les civils et à poursuivre les pourparlers de paix. Mme Paul, qui a déclaré l’an dernier à la Jewish Telegraphic Agency qu’elle souhaitait que le parti devienne un chef de file en matière de justice raciale, de services sociaux et de changement climatique, n’a pas fait de la politique du Moyen-Orient un axe majeur de son leadership.

« Il y a des différences d’opinion qui surgissent naturellement au sein des partis. Et il est certain que la question d’Israël et de la Palestine est l’une de celles qui ont démontré les différences d’opinion », a déclaré Paul aux journalistes la semaine dernière, avant de décrier la récente recrudescence des incidents antisémites au Canada.

Parallèlement, l’un des législateurs du Parti vert qui a exprimé sa solidarité avec les Palestiniens a présenté ses excuses pour ses commentaires après avoir fait défection au Parti libéral, dont la plateforme sur le Moyen-Orient est similaire à celle des Verts. Jenica Atwin avait accusé Israël « d’apartheid », une accusation que les dirigeants du parti disent rejeter. Elle a dit regretter son choix de mots et a condamné l’antisémitisme dans une déclaration la semaine dernière.

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