Clôture de l’enquête liée à Yosef Salamsa, manifestation d’israéliens éthiopiens
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Clôture de l’enquête liée à Yosef Salamsa, manifestation d’israéliens éthiopiens

Les policiers avaient arrêté un jeune israélien éthiopien en mars 2014, qui est décédé, selon les membres de la communauté, des suites de cette arrestation

La famille et les amis de Yosef Salamsa manifestant à  l'entrée de la Direction nationale de la police israélienne à Jérusalem le 1er mars 2016 (Crédit : Yonatan Sindel / Flash90)
La famille et les amis de Yosef Salamsa manifestant à l'entrée de la Direction nationale de la police israélienne à Jérusalem le 1er mars 2016 (Crédit : Yonatan Sindel / Flash90)

Plusieurs centaines de personnes, en majorité des Ethiopiens Israéliens, ont manifesté à Jérusalem contre la décision de clore l’enquête contre la police qu’ils accusent d’avoir été à l’origine de la mort de Yosef Salamsa, un membre de la communauté, en 2014.

Selon la police, elle a arrêté huit manifestants.

Elle a ajouté que la route en face du siège de la police a été réouverte dans les deux directions et les manifestants se sont tous réunis sur le trottoir.

Les manifestants ont bloqué par intermittence la route 1 aux abords du quartier général de la police israélienne.

La police a déclaré que, en raison du blocage de la route, les policiers avaient redirigé le trafic vers d’autres routes.

« La police a souligné que toutes les manifestations devaient être menées légalement », a indiqué un porte-parole. « Nous appelons les dirigeants de la communauté [éthiopienne-israélienne] à montrer de la retenue et à suivre les instructions de la police ».

Les policiers avaient arrêté Salamsa, un jeune éthiopien israélien, à Zichron Yaakov en mars 2014, et l’avait tasé au poste de police avant de le laisser partir. Il n’a jamais fait l’objet d’une enquête ou n’a été inculpé d’aucun crime, et après l’incident, il est tombé dans une profonde dépression, et sa famille a déposé une plainte contre le Département des enquêtes internes de la police du ministère de la Justice.

Dans le sillage de cette plainte, ont affirmé les militants, la police a commencé à harceler Salamsa, dont le cadavre a été retrouvé au début du mois de juillet 2014, trois jours après ne pas être entré à la maison ou s’être rendu au travail. Il aurait apparemment fait une chute mortelle dans une carrière, bien que sa famille a toujours maintenu qu’il aurait été assassiné.

En clôturant l’enquête, le Département des enquêtes internes de la police a affirmé qu’il n’y avait aucun aspect criminel dans la conduite des policiers impliqués dans l’arrestation de Salamsa. Cependant, il ne les blâme pour avoir menti sur l’incident après les faits.

Renee Ghert-Zand a contribué à cet article.

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