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Commémoration des 30 ans de l’attaque contre l’ambassade israélienne en Argentine

A Buenos Aires, Gideon Saar a déclaré qu'il était du « devoir moral » d'Israël de poursuivre Téhéran pour son soutien au groupe terroriste qui a tué 29 personnes en 1992

Des pompiers et des secouristes fouillent les débris après une attaque terroriste contre l'ambassade d'Israël à Buenos Aires, en Argentine, le 17 mars 1992. (Crédit : Don Rypka/AP)
Des pompiers et des secouristes fouillent les débris après une attaque terroriste contre l'ambassade d'Israël à Buenos Aires, en Argentine, le 17 mars 1992. (Crédit : Don Rypka/AP)

Des dizaines de personnes ont assisté jeudi à une commémoration sur le site d’une attaque terroriste de 1992 contre l’ambassade d’Israël à Buenos Aires, en Argentine, exactement 30 ans après que le site a été détruit par une voiture piégée.

« C’était une attaque terroriste contre mon pays, mais c’était aussi une attaque contre l’Argentine, le pays où mon père est né et a grandi », a déclaré le ministre de la Justice Gideon Saar, qui dirigeait une délégation du ministère des Affaires étrangères, lors de la cérémonie.

La cérémonie a eu lieu le même jour de l’année que l’attentat du 17 mars 1992, lorsqu’un kamikaze a fait 29 morts et 242 blessés devant l’ambassade d’Israël, l’attentat contre une mission diplomatique israélienne le plus meurtrier jamais commis. Un groupe lié à l’Iran et au groupe terroriste libanais Hezbollah a revendiqué l’attentat.

« L’auteur de l’attaque en Argentine est l’Iran, et il est de notre devoir moral de continuer à les poursuivre jusqu’à ce qu’ils soient traduits en justice », a déclaré Saar.

Le ministre de la Justice a profité de la cérémonie pour réaffirmer la position publique d’Israël sur une éventuelle relance d’un accord nucléaire entre l’Iran et les puissances mondiales.

« Récemment, nous entendons parler du dangereux accord nucléaire qui se forme entre les puissances mondiales et l’Iran. La levée des sanctions en vertu de l’accord concèderait des sommes énormes à l’Iran et à ses mandataires, comme le Hezbollah, nuisant à la paix et à la stabilité au Moyen-Orient et renforçant les éléments terroristes », a ajouté Saar.

Le ministre de la Justice Gideon Saar prend la parole lors d’un mémorial pour l’attaque terroriste de 1992 contre l’ambassade d’Israël à Buenos Aires, Argentine, le 17 mars 2022. (Crédit : Ambassade d’Israël en Argentine/Autorisation)

Avant la cérémonie, Saar a rencontré les familles des personnes tuées et blessées dans l’attaque et les chefs de la communauté juive d’Argentine.

Vendredi, il doit rencontrer le président argentin Alberto Fernández, selon le site d’information Ynet.

L’Argentine a accusé l’Iran d’avoir perpétré l’attaque de 1992 et d’avoir orchestré l’attentat suicide de 1994 contre le centre juif AMIA à Buenos Aires, qui a fait 85 morts et des centaines de blessés. Les responsables de ces deux attentats n’ont jamais été arrêtés.

La JTA a contribué à cet article.

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