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COVID : Le taux de transmission au plus haut en Israël depuis juillet dernier

Le taux de positivité des dépistages a franchi 2 % sur fond de variant Omicron ; presque cent patients sont dans un état grave ; certaines écoles devraient passer en distanciel

Un bénévole du Magen David Adom prélève un échantillon par écouvillonnage sur une femme israélienne dans un site de dépistage du coronavirus dans la ville de Katzrin, sur les hauteurs du Golan, le 15 septembre 2021. (Crédit : Michael Giladi/Flash90)
Un bénévole du Magen David Adom prélève un échantillon par écouvillonnage sur une femme israélienne dans un site de dépistage du coronavirus dans la ville de Katzrin, sur les hauteurs du Golan, le 15 septembre 2021. (Crédit : Michael Giladi/Flash90)

Le taux de positivité des tests de dépistage à la COVID-19 a dépassé la barre des 2 %, selon des chiffres qui ont été diffusés dimanche par le ministère de la Santé et qui montrent aussi que le taux de transmission du virus a atteint un niveau qui n’avait pas été constaté depuis presque six mois dans le pays.

Sur les 44 538 tests de dépistage qui ont été effectués samedi, 2,07 % sont revenus positifs. La dernière fois que le taux avait dépassé le seuil des 2 % avait été le 7 octobre, quand 2,14 % des tests étaient revenus positifs.

Les responsables du gouvernement et de la santé ont averti que le variant Omicron, très infectieux, serait à l’origine de la cinquième vague de l’épidémie de coronavirus dans le pays, avec un nombre de cas qui devrait rapidement augmenter dans les prochaines semaines.

Le taux de reproduction de base ou « R-0 » continue également à grimper régulièrement. Il est de 1,41 après n’avoir été que de 1,02, début décembre.

Mutations de la protéine de pointe du variant Omicron (MRC-University of Glasgow Centre for Virus Research)

Le taux de reproduction de base est fondé sur les données rassemblées dix jours auparavant et toute valeur au-dessus de 1 montre que l’épidémie connaît un rebond.

Il avait atteint un niveau similaire le 10 juillet dernier, à 1,42, au beau milieu de la quatrième vague d’infections qui avait été entraînée par le variant Delta du coronavirus.

Le nombre de malades graves continue aussi à augmenter de manière régulière et il est de 98 – le même niveau qu’il y a deux semaines. 45 personnes se trouvent actuellement dans un état critique, 18 ont été placées sous ECMO (oxygénation par membrane extracorporelle) et 39 sous respirateur.

Même si le nombre de dépistages a tendance à baisser pendant le week-end, il y a eu 760 cas de coronavirus qui ont été diagnostiqués samedi, ce qui a amené le nombre total de cas actifs à 11 894 dimanche.

Des employés de l’unité de prise en charge du coronavirus, portant leurs équipements de protection, à l’hôpital Shaare Zedek de Jérusalem, le 23 septembre 2021. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

8 242 Israéliens ont succombé à une forme grave du coronavirus depuis l’apparition de l’épidémie dans le pays, avec un dernier décès qui a été enregistré samedi.

Depuis le début de la pandémie, l’année dernière, 1 364 282 personnes ont attrapé le coronavirus au sein de l’État juif.

Il y avait, samedi, 1 118 cas confirmés d’Omicron en Israël depuis que le premier a été identifié sur le territoire.

Alors que les autorités tentent de ralentir la propagation de la nouvelle souche, de nouvelles mesures visant le système d’éducation devaient entrer en vigueur à minuit.

Des élèves arrivent en classe le premier jour de la nouvelle année scolaire, à l’école Orot Etzion dans l’implantation d’Efrat, en Cisjordanie, le 1er septembre 2021. (Crédit : Gershon Elinson/Flash90)

Les élèves des classes de 5e jusqu’à la Terminale fréquentant les écoles des communautés catégorisées dans les zones « rouge » et « orange » ne devraient pouvoir assister aux cours en présentiel que si 70 % d’entre eux ont reçu au moins une dose de vaccin.

Le cas échéant, les cours devraient reprendre sur internet. Une décision qui devrait également être mise en œuvre pour les élèves des classes de CP jusqu’à la 6è dans trois semaines.

Il y a environ 600 classes, dans tout le pays, qui devraient ainsi passer en distanciel dans les prochains jours, selon des informations parues dans les médias israéliens. Ce sera notamment le cas dans l’implantation de Maale Adumim en Cisjordanie et dans plusieurs quartiers de la ville côtière de Rishon Lezion.

Dans les communautés « vertes » et « jaunes », les cours continueront en présentiel pour toutes les classes.

Un enfant est vacciné contre le coronavirus dans une école primaire de Tzur Hadassah, le 19 décembre 2021. (Crédit : Olivier Fitoussi/Flash90)

Dans le cadre du système dit « de signalisation » israélien, chaque municipalité obtient une note entre 0 et 10 sur la base de plusieurs facteurs – notamment le nombre de nouveaux cas pour 10 000 résidents, le taux de tests positifs dans chaque ville et le taux d’augmentation du nombre de nouveaux patients dans chaque municipalité. Sur la base de cette note, chaque localité entre dans une catégorie de couleur – avec une catégorisation distincte pour le système de l’éducation.

Tandis que des études anticipées suggèrent qu’Omicron pourrait ne pas entraîner des symptômes aussi graves que le variant Delta, moins contagieux, les experts en Israël disent que la vitesse de propagation du virus dans le pays pourrait peser à terme sur les hôpitaux en raison du nombre élevé de cas.

Le gouvernement a fait de la vaccination sa stratégie centrale pour la prise en charge de la pandémie. Tous les citoyens âgés de cinq ans et plus sont dorénavant éligibles au vaccin.

Selon les chiffres de dimanche du ministère de la Santé, sur une population d’environ 9,5 millions de personnes, 6 502 720 ont bénéficié d’au moins une dose de vaccin. 5 876 953 en ont reçu deux et 4 191 735 ont eu une injection de rappel.

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