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Création d’un groupe de travail sur l’incitation des Palestiniens au terrorisme

Suite aux récents attentats de Jérusalem, Netanyahu a demandé au ministre de la Sécurité nationale de former, et de diriger, un groupe de travail pour lutter contre le terrorisme

Le chef du Likud, le député Benjamin Netanyahu, et le chef du parti Otzma Yehudit, Itamar Ben Gvir, lors d'un vote dans la salle de réunion de la Knesset, le 28 décembre 2022. (Crédit : Olivier Fitoussi/Flash90)
Le chef du Likud, le député Benjamin Netanyahu, et le chef du parti Otzma Yehudit, Itamar Ben Gvir, lors d'un vote dans la salle de réunion de la Knesset, le 28 décembre 2022. (Crédit : Olivier Fitoussi/Flash90)

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a annoncé dimanche son intention de former un groupe de travail spécial pour lutter contre l’incitation palestinienne au terrorisme, suite à plusieurs récentes attaques terroristes meurtrières à Jérusalem.

S’exprimant au début de la réunion hebdomadaire du cabinet, Netanyahu a déclaré qu’il avait convenu de la formation du groupe au cours du week-end avec le ministre de la Sécurité nationale Itamar Ben Gvir, qui le présidera.

« Nous travaillerons avec deux fois plus de vigueur contre l’incitation », a déclaré Netanyahu, ajoutant que l’organe « luttera contre ceux qui incitent à des actes meurtriers contre nous ».

Netanyahu a déclaré que Ben Gvir « recevra des renforts d’enquêteurs, de policiers et de procureurs », et que le travail sera coordonné avec l’agence de sécurité intérieure du Shin Bet, l’armée et le National Cyber Directorate.

Le Premier ministre n’a pas précisé quand le groupe de travail serait officiellement mis en place et commencerait son travail.

Ben Gvir, le ministre de la Sécurité nationale, a publié un tweet confirmant qu’il dirigerait le groupe, sans donner plus de détails. Ben Gvir a été condamné par le passé pour incitation contre les Arabes.

Les forces de sécurité israéliennes rassemblées après une attaque au couteau, à l’entrée du camp de réfugiés de Shuafat, à Jérusalem-Est, le 13 février 2023. (Crédit : Ahmad Gharabli/AFP)

L’annonce est intervenue alors que Ben Gvir, dont le ministère est en charge de la police, a poussé à une répression à Jérusalem-Est en réponse aux attaques terroristes dans la capitale au cours du mois dernier, qui ont fait onze morts.

Les membres de son parti ultra-nationaliste Otzma Yehudit se sont joints aux appels à des mesures plus sévères, un député ayant demandé jeudi l’interdiction totale de l’application TikTok à Jérusalem-Est pour avoir prétendument alimenté l’incitation au terrorisme.

Cependant, les appels à l’intensification des opérations se sont heurtés à la résistance des responsables de la sécurité, notamment le chef de la police Kobi Shabtaï, qui s’est opposé à Ben Gvir au sujet de l’étendue des pouvoirs du ministre sur la force publique.

Dans une interview télévisée samedi, Shabtaï a insisté sur le fait que les opérations actuelles à Jérusalem-Est ciblaient « chirurgicalement » les suspects et que la police n’était pas intéressée par les punitions collectives.

« Il y a plus que quelques soupçons d’attentats. Ces dernières semaines, nous avons constaté une augmentation tangible du nombre d’avertissements. Ce qui nous inquiète, c’est l’inconnu – les terroristes solitaires. Je ne qualifierais pas la situation actuelle d’Intifada, mais il y a clairement une escalade », a déclaré Shabtai à la Douzième chaîne.

La semaine dernière, la Treizième chaîne a rapporté que le chef du Shin Bet, Ronen Bar, avait averti Ben Gvir que la répression en cours était susceptible d’inciter à de nouvelles violences.

« Votre activité crée un sentiment de harcèlement collectif. Cela agite Jérusalem [Est] et peut provoquer une flambée générale en cette période sensible », a déclaré Bar à Ben Gvir, selon les informations de mercredi.

Ben Gvir aurait rejeté les avertissements de Bar et rétorqué que les méthodes utilisées par ce dernier par le passé n’avaient pas apporté la sécurité.

Des secouristes et des policiers sur les lieux d’une attaque à la voiture-bélier près du carrefour de Ramot, à Jérusalem, le 10 février 2023. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Les mesures prises jusqu’à présent par Ben Gvir ont perturbé la vie de quelque 10 000 résidents de Jérusalem-Est, avec 100 Palestiniens arrêtés ou détenus par la police, selon les informations. En outre, 500 contraventions de stationnement ou de circulation ont été distribuées et sept bâtiments – construits sans permis – ont été détruits. Ben Gvir voulait en raser davantage, mais il a été retenu par Netanyahu.

En réponse à la répression, les militants palestiniens de Jérusalem-Est ont appelé à une grève générale et à la désobéissance civile dimanche.

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